Aménagement du territoire : Les poissons du Rhône

La troisième correction du Rhône est une nécessité reconnue unanimement tant par les citoyen(ne)s que par les secteurs économique, industriel et agricole. Par contre, les avis divergent au niveau de la réalisation. Les agriculteurs se réveillent et découvrent la valeur des terres agricoles dans l'optique d'une sécurité ou souveraineté alimentaire, valeur oubliée lorsque ces mêmes terres sont sacrifiées (valorisées) sur l'autel du changement d'affectation de zones surdimensionnées (zones à bâtir). Les moins de 400 ha « sacrifiés » une fois au profit de la 3ème correction du Rhône (R3) ne font pas le poids avec les 250 ha de meilleures terres agricoles perdues annuellement pour la construction et les infrastructures. On ne peut reprocher aux agriculteurs confrontés à une concurrence internationale agressive de vendre leurs terres (par ex. pour le stade de Riddes) lorsque les opportunités se présentent L'affaire est donc politique et non individuelle. Certains affirment que l'option de l'élargissement retenue et soutenue par la Confédération est uniquement justifiée par la revitalisation des rives pour la prolifération des poissons! A 1,5 milliard le coût de la 3ème correction du Rhône, cela fait cher la truite dans un cours d'eau qui ne lui est naturellement pas favorable. L'argument est sans fondement. Si la dimension sécuritaire de R3 n'est pas contestée, son élargissement ne vise pas seulement une revitalisation de la nature (corridor faunistique), mais un réel aménagement socio-culturel bénéfique aux populations locales et touristiques (élargissement de l'offre touristique et de détente).
R3 soulève la question de l'aménagement du territoire en plaine comme en montagne. Le Valais a basculé dans l'urbanité n'en déplaise à certains. La mentalité des personnes (politiques y compris) doit aussi basculer d'un esprit villageois à un esprit d'agglomération et de région. C'est nous faire avaler des poissons que d'aider au logement d'un côté les populations de montagne et de supprimer les services publics de l'autre (transports, postes, etc.). Mais ceci est une autre histoire!
Grégoire Raboud, Président des Verts valaisans
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Au-delà de la caricature, qui comporte toujours une part de vérité, il faut dire OUI à l'initiative limitant le nombre de résidences secondaires.
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