L’écologie, ça ne coûte pas, ça rapporte
Chaque fois qu’une taxe environnementale est débattue, ou qu’un projet est critiqué sur des aspects environnementaux, la réponse est unanimement identique : « L’écologie ça coûte », « Les contraintes environnementales freinent l’économie », « On ne peut plus vivre comme on veut ». Pour nos ancêtres ou nos grands-parents, la question ne se posait pas : sans respect de l’environnement, il n’y avait pas de survie. L’OFEFP, dans un rapport de 2005 sur les dimensions économiques de la politique de l’environnement, affirment que les mesures de protection de l’environnement améliorent la qualité de vie et diminuent, par exemple, les coûts de la santé. Entre 1970 et 2002, la lutte contre la pollution de l’air a permis d’économiser environ 16 milliards de francs en frais de santé uniquement. La protection de l’environnement est un facteur économique qui crée des emplois. Elle contribue pour quelques 6,7 milliards de francs au PIB, ce qui correspond à environ 61'000 emplois à plein temps.
La protection de la nature et du paysage est souvent décriée car, apparemment non rentable. Selon le SECO, qui n’est pas une ONG de protection de l’environnement, la valeur des paysages suisses pour le tourisme est estimée à 2,5 milliards de francs par an. Malheureusement, l’économie n’a pas encore entièrement intégrée le principe de causalité ou la vérité des coûts. Le défaut de couverture concernant les atteintes à l’environnement s’élève à 9,7 milliards dans son estimation la plus basse. Cela veut dire que les coûts externes ne sont pas assumés, ou continuent à être subventionnés par la collectivité.
En matière d’énergie, les dépenses dans les économies d’énergie (efficacité énergétique) et dans les énergies renouvelables, si consenties, sont des investissements qui protègent non seulement l’environnement, mais créent des emplois. Selon différentes études avec différents critères, le potentiel est estimé entre 11'000 emplois (solaire seul), 53'000 (efficacité énergétique), voire 60'000 à 84'000 (énergies renouvelables avec taxe d’incitation). Comment faire comprendre, qu’en dehors de la valeur des actions, il existe une économie où la valeur ajouté revient à la collectivité ?
L’écologie, ça ne coûte pas, ça rapporte. Non seulement du point de vue environnemental, mais aussi si ce n’est surtout économique et social !
Grégoire Raboud, Les Verts
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Au-delà de la caricature, qui comporte toujours une part de vérité, il faut dire OUI à l'initiative limitant le nombre de résidences secondaires.
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