Large inf decouverte archeo donbosco 20170811

Au printemps 2017, l’archéologue cantonale et son équipe mettaient au jour sur le site de Don Bosco la tombe d’un guerrier datant de 700 ans avant Jésus-Christ. A la fin juin sous la tombe de ce même guerrier, c’est un dolmen de 3000 avant Jésus-Christ qui se révèle aux mêmes scientifiques. Dans un article du Nouvelliste, l’archéologue cantonale, toujours elle, déclarait : « Un des mes objectifs, au moment d’accéder au poste d’archéologue était de populariser la branche, arrêter de faire de l’archéologie pour les archéologues, en ouvrant au public les chantiers. Je me réjouis de voir la fierté des Valaisans quand ils apprennent que leurs terres recèlent des vestiges unanimement reconnus par la communauté scientifique internationale »

Au-delà des propos de l’archéologue cantonale, on peut se demander ce qu’il advient ou va advenir de ces, osons les mots, merveilles historiques régulièrement mises à jour dans notre commune. Une fois découvertes, sont-elles suffisamment valorisées… On ne peut que déplorer par exemple, le traitement peu gratifiant dont bénéficie la basilique funéraire de Sous-le-Scex. La même remarque est applicable aux vestiges décelés dans le quartier de Saint-Guérin, l’extraordinaire découverte située dans la région de Don Bosco, sans oublier les trésors que recèle le sous-sol dans la zone de l’ancien arsenal.

Une fois le travail des archéologues accompli, les vestiges sont recouverts par un gravier protecteur ou alors submergés par la construction d’un parking. Est-ce la meilleure façon de les mettre en valeur ? Tout en évitant la « disneylandisation de ces vestiges », dixit l’archéologue cantonale, ne pourrait-on pas réellement les valoriser. En guise d’exemple, il est peut-être bon de se référer au projet « 10.000 ans sous la terre » qui avait proposé à la population et aux touristes « une immortelle randonnée », à savoir une balade dans notre ville à la découverte de différentes nécropoles, bientôt, hélas recouvertes par des constructions sans rapport avec ce passé ancien.

Ne pourrait ou ne devrait-on pas s’inspirer de la commune de Martigny qui s’est efforcée de préserver au mieux les vestiges de l’époque romaine recelés dans son sous-sol ? Sans être idéales, les solutions appliquées dans le cadre de cette cité constituent un premier pas intéressant.

La question aujourd’hui est de savoir ce que nos autorités imaginent faire à l’avenir de ces magnifiques découvertes. Comment pensent-elles les mettre en valeur, en faire une plus-value touristique ? Il est des villes qui attirent les touristes avec des vestiges historiques bien moins dignes d’intérêt que ceux mis à jour dans notre cité…


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