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Swiss Olympic est financé à près de 90 % par des contributions publiques. Pour lever les doutes autour du financement de la campagne du comité en faveur des JO, celui-ci doit publier ces comptes et établir que, réellement, aucun centime d’argent public n’a été injecté dans la campagne. De son côté, le comité « non aux JO SION 2026 » est décidé à faire preuve de transparence en publiant l’origine des fonds dont il dispose ainsi que leur affectation.

L’exercice des droits politiques implique que chaque citoyen ait la possibilité de se forger librement son opinion. Pour cela, les pouvoirs publics ont une obligation d’information vis-à-vis de la population qui doit refléter le plus objectivement possible l’objet sur lequel la votation a lieu. Dans son rapport explicatif de décembre 2017, la Confédération rappelle d’ailleurs : « Les coûts de cette phase, qui s’achèvera avec l’attribution des JO d’hiver par le CIO en octobre 2019, s’élèvent à 25 millions de francs. Le budget englobe les dépenses liées au personnel et à l’administration, à la promotion et à la communication, au développement du dossier de candidature et à la pérennité́ du projet. Les deniers publics doivent servir à l’élaboration d’un dossier de candidature et à des fins d’information, mais pas à des fins de campagne »[1]. 

Dans son édition du samedi 28 avril 2018, le Nouvelliste a rapporté les propos du directeur de l’association suisse en faveur des JO qui déclarait : « Que ce soit oui ou non le 10 juin, nous n’aurons pas dépensé un seul centime d’argent public dans la campagne ».

Ces propos ne manquent pas d’interpeller lorsque l’on sait que, de l’aveux même de cette association, Swiss Olympic a injecté 8 millions dans la campagne en faveur du OUI aux JO. Or, si l’on se réfère au budget 2018 publié par cette institution (cf. annexe), il s’avère que celle-ci est financée à près de 90% par… des contributions publiques. En d’autres termes, sur 76'359'400.00 francs de revenus budgétisés, Swiss Olympic reçoit 68'160'000.00 francs de contributions publiques. Dans ce montant, il y a environ 26 millions qui sont des montants versés par l’Office fédéral du sport et plus de 40 millions qui proviennent du Sport-Toto, une institution d’utilité publique. Conformément aux règles légales en matière de droits politiques et comme le Conseil Fédéral l’a justement rappelé dans son rapport de décembre 2017, ces contributions publiques ne sauraient en aucune manière être utilisées pour une campagne destinée à influencer le vote du 10 juin 2018.

A trois semaines du scrutin, le Comité d’opposition au JO SION 2026 dénonce le manque de transparence du comité en faveur des JO et il demande des clarifications. Pour lever les doutes autour du financement de la campagne du comité en faveur des JO, celui-ci doit publier très rapidement ces comptes et établir que, réellement, aucun centime d’argent public n’a été injecté dans la campagne.

De son côté, le comité « non aux JO SION 2026 » est décidé à faire preuve de transparence en publiant l’origine des fonds dont il dispose ainsi que leur affectation (cf. annexe).

Pour le Comité valaisan NON aux JO Sion2026

Verts valaisans, WWF, Greenpeace, ATE, Pro Natura, Mountain Wilderness, Birdlife, OGUV, Jeunes verts valaisans, PS Haut-Valais, Jeunesses socialistes du Valais romand

Personne de contact : Thierry Largey : +41 78 649 62 78‬, thierry.largey@protonmail.com

[1] Procédure de consultation concernant les contributions de la Confédération pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver «Sion 2026», rapport explicatif de décembre 2017, p. 26

Annexes :

  • Budget de Swiss Olympic 2018
  • Rapport de la Confédération de décembre 2017
  • Extrait du NF du 28.04.2018
  • Budget du comité « non aux JO SION 2026 »

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