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L’écologie peut-elle se désolidariser de la question sociale ? Le socialisme est-il crédible s’il ne prend pas en compte les questions environnementales ? Dans un monde où tout est interdépendant, le socialisme et l’écologie sont les deux faces d’une même pièce.

Un thème cher aux verts est celui de la réduction de l’emprunte énergétique. En effet, il n’est pas tenable à long terme de consommer plus que ce que la terre peut fournir. Il en va de la solidarité avec les générations futures, à qui nous souhaitons laisser une planète viable. Mais réduire cette emprunte sans garanties sociales reviendrait à augmenter les inégalités. Ici, et dans le reste du monde. Mettre un frein au capitalisme, lui octroyant des limites claires, permettrait un partage plus équitable des ressources planétaires. La solidarité pour demain n’a de sens que si elle commence aujourd’hui. D’autre part, si le socialisme, dans son acceptation syndicale, ne servait qu’à augmenter le pouvoir d’achat des plus précarisés, il tomberait dans le piège d’une croissance sans fin, irréaliste dans  un monde aux ressources limitées.

Mettre l’humain au centre, c’est forcément se soucier de son environnement. De même, la défense de l’environnement demande que l’on se préoccupe de tous, sans privilège. Le parti socialiste et les verts sont ainsi liés, au-delà des jeux d’alliance ou de stratégies électorales. Le lien doit être clair sur le fond. Aujourd’hui plus encore, car les oppositions sont fortes et nombreuses. Alors que nous voyons les populismes de droite et les lobbies économiques monter en puissance, la gauche doit tenir le cap et être un rempart clair dans ses valeurs et son discours. 

La sauvegarde de l’environnement et des ressources planétaires, le maintien d’un Etat providence solide, au service des populations précarisées d’ici et d’ailleurs, une solidarité écologique et sociale dépassant les frontières, sont des sujets qui doivent être défendus sans réserve de part et d’autre. A l’heure où certains appellent à la tentation du tout sécuritaire, cette vision globale, durable et solidaire ne doit plus être considérée comme une utopie, mais comme une alternative nécessaire au maintien de la paix sociale.

 

Myriam Darioli Bongi

Les verts du coude du Rhône

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Kevin Morisod, 23 ans, membre du comité des Jeunes Verts valaisans, vient d’être élu co-président des Jeunes Verts suisses. Etudiant en médecine proche du diplôme, il tient tout particulièrement à la solidarité internationale : il a ainsi présidé une association engagée en Suisse et dans des pays en voie d'industrialisation en faveur d'un meilleur accès à la médecine des populations vulnérables.


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