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« Les éoliennes ne remplaceront pas le nucléaire ». Ce raccourci reflète de manière caricaturale l’affirmation selon laquelle les énergies renouvelables ne remplaceront pas l’énergie nucléaire. Il s’agit d’une prophétie autoréalisatrice puisque les énergies renouvelables ne peuvent pas se développer dans la mesure où l’énergie nucléaire, subventionnée donc « bon marché », n’est pas abandonnée.  

Le coût de l’énergie nucléaire n’intègre pas les coûts écologiques (pollution, stockage des déchets, démantèlement) ni sociaux (santé des populations, évacuation et replacement des populations en cas d’accident), ni économiques (assurances supportées par l’Etat donc par les citoyens). Le Japon vient de reconnaître avoir sous-estimé le coût de l’accident nucléaire de Fukushima.  

Le jour où la décision d’abandon sera claire, les projets d’énergies renouvelables (petite hydraulique, éolienne, géothermique, biomasse, solaire) vont se multiplier, tout comme les investissements dans les économies d’énergie (efficience énergétique, isolation,…). Il n’y aura pas de pénurie. Il y a d’ailleurs  40'000 projets en attente de financement, prêts à être réalisés.  

La production d’énergie nucléaire est concentrationnaire, donc intéressante pour les grands actionnaires qui peuvent contrôler une grande partie de la production, au contraire des énergies renouvelables produites de manière décentralisée par une multitude de producteurs qui échappent à une mainmise oligarchique. Cette production est de plus un gage de sécurité d’approvisionnement et de sécurité politique en cas de conflit (une centrale est une cible de choix). Les énergies renouvelables sont créatrices d’emplois et permettent la diffusion d’un savoir technologique jusque dans les vallées en recherche d’une certaine autonomie de développement. Sortir du nucléaire n’est pas un choix, mais une nécessité ! 

Grégoire Raboud, Les Verts

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Kevin Morisod, 23 ans, membre du comité des Jeunes Verts valaisans, vient d’être élu co-président des Jeunes Verts suisses. Etudiant en médecine proche du diplôme, il tient tout particulièrement à la solidarité internationale : il a ainsi présidé une association engagée en Suisse et dans des pays en voie d'industrialisation en faveur d'un meilleur accès à la médecine des populations vulnérables.


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