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Le Comité des Verts valaisans a arrêté ses recommandations sur les objets fédéraux et cantonaux soumis au vote populaire le 18 mai 2014. Sur le plan fédéral, il recommande de rejeter l’achat des Gripen qui représentent une dépense exorbitante, risquée et inutile pour garantir notre sécurité. Les Verts valaisans disent par contre OUI au contre-projet direct à l’initiative populaire sur la médecine de famille, car le Valais - canton périphérique - plus que tout autre doit relever le défi du maintien d’une médecine de base et de proximité sur l’ensemble de son territoire. Les Verts valaisans disent également OUI à l’initiative fédérale sur les salaires minimum car chacune et chacun doit pouvoir vivre des fruits de son travail. Quant à l’initiative « pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants » et son contre-projet, les Verts valaisans laissent la liberté de vote sur un sujet éminemment émotionnel. Sur le plan cantonal, les Verts disent 2 fois OUI : OUI au salaire minimum à 3500 francs même s’ils émettent des réserves sur la rémunération des apprentis, et OUI à la loi sur les soins de longue durée car la participation des patients est raisonnable et elle permet de garantir la pérennisation, le développement et le financement des soins en faveur des personnes âgées.

NON AU GRIPEN. DES MILLIARDS JETES PAR LA FENÊTRE

Zoom_squareComment dépenser des milliards inutilement : la Suisse possède une flotte d’avions F/A-18 très performante, mais projette d’acheter 22 Gripen à 10 milliards de francs !

Un coût exhorbitant !

Près de 10 milliards de francs, c’est ce que coûtera au contribuable l’achat des 22 Gripen, si l’on tient compte de l’exploitation et l’entretien des avions, ce que le Conseil fédéral se garde bien de nous dire. Cette dépense inutile, au vu de l’état de la flotte de F/A-18 récemment modernisée pour plusieurs millions de francs, est de surcroît néfaste pour la Suisse : l’argent dépensé́ pour l’achat de ces nouveaux avions fera largement défaut pour d’autres investissements. En effet, il aura un impact négatif sur le maintien de la sécurité́ de notre pays (lutte contre le terrorisme et les cyber attaques, prévention et intervention en cas de catastrophes). Mais surtout, cela représente des moyens financiers en moins pour développer nos infrastructures pour les énergies renouvelables et les transports en commun, la formation, la santé ou la recherche.

Une dépense inutile

Le rapport du Conseil fédéral sur la politique de sécurité́ ne livre aucun argument valable en faveur de l’acquisition de nouveaux avions. Pour les tâches de police du ciel, les 32 F/A-18 forment une flotte plus importante que celle des Etats voisins de taille comparable ! C’est le cas notamment de l’Autriche qui, pour un territoire deux fois plus grand que la Suisse, ne possède que 15 avions de combat moins performants que les nôtres. Cet achat est donc inutile et les craintes sur la sécurité́ infondées !

Par ailleurs, le Gripen n’existe que sur papier, une bonne partie des composants de l’avion devant encore être développée. Et ce serait au contribuable d’assurer le risque d’un échec en payant d’avance 40% de son prix, sans savoir s’il volera un jour ?!

OUI A LA MEDECINE DE FAMILLE

Zoom_squareLes médecins de famille, une espèce en voie de disparition
 De nombreux médecins de famille vont partir à la retraite au cours de ces prochaines années et la relève n’est pas au rendez-vous. Le Valais est particulièrement concerné de par sa topographie. Les causes sont multiples : trop peu de médecins formés chaque année, une formation trop peu orientée sur ce type de médecine, des conditions de travail peu attractives. Or, les médecins de famille jouent un rôle essentiel dans notre système de santé. Ancrés localement, ils privilégient une médecine à visage humain et une approche globale centrée sur le patient.

En 2009 déjà, les Verts valaisans avaient déposés au Grand Conseil un postulat demandant au Conseil d’Etat de se préoccuper de la relève des médecins généralistes. Le contre-projet du Conseil fédéral permet de répondre à cette préoccupation.

Des soins de base pour toutes et tous


Les soins médicaux de base sont désormais ancrés dans la Constitution. En effet chacun-e doit pouvoir bénéficier de soins de base de qualité. C’est un droit fondamental. Habitants des villes et des campagnes doivent avoir accès à des diagnostics et des traitements thérapeutiques rapides et efficaces. Or, actuellement, trop peu de cabinets de médecin de famille voient le jour, et encore moins dans les campagnes. Cette carence est une des causes de l’augmentation des recours aux services d’urgence. Le contre-projet fixe des conditions pour rendre plus attractive la médecine de famille.

Une profession revalorisée


Les médecins de premier recours, dont les médecins généralistes, doivent être encouragés. Le contre-projet permet à la Confédération d’harmoniser la formation des professions impliquées dans les soins médicaux de base et de les rémunérer équitablement et adéquatement.

OUI AU SALAIRE MINIMUM FEDERAL

Pour vivre des fruits de son travail

Un salaire minimum permettrait aux salariés de vivre décemment et de manière autonome. Indépendants financièrement, ceux-ci allègeraient le budget de l’Etat, car l’aide sociale, les subventions au logement et aux assurances maladie sont autant d’injustifiables subventions déguisées aux entreprises qui, en pratiquant de bas salaires, n’assument pas leur responsabilité́ sociale.

Les femmes profiteront particulièrement d’un salaire minimum

Aujourd’hui, la moitié de l’économie suisse ne bénéficie pas de convention collective de travail et un salarié sur dix (dont 70% de femmes) gagne moins de 4'000 francs par mois. En Suisse, les femmes sont fortement touchées par les bas salaires. La principale raison est la discrimination salariale dont elles sont victimes. Avec un salaire minimum de 22 francs de l’heure, plus de 220 000 femmes verraient leur salaire augmenter, de quoi faire progresser notablement la lutte contre les inégalités salariales entre femmes et hommes.

Jura et Neuchâtel ont déjà introduit un salaire minimum, sans problème

Les bas salaires sont l’apanage des services de proximité́ tels que l’agriculture, l’hôtellerie et la restauration, la coiffure, etc. Les menaces de délocalisation brandies par les opposants ne sont donc pas pertinentes. Cette initiative populaire propose des mesures réalistes qui ont déjà̀ convaincu en Suisse : Jura et Neuchâtel ont accepté une initiative cantonale similaire.

LIBERTE DE VOTE POUR L’INITIATIVE « POUR QUE LES PEDOPHILES NE TRAVAILLENT PLUS AVEC DES ENFANTS »


Les Verts valaisans partagent les objectifs de l’initiative de la Marche Blanche. Il est urgent de mieux protéger les enfants et les jeunes de la pédocriminalité. Il est en effet légitime que les parents puissent avoir une totale confiance dans le personnel qui prend en charge leurs enfants dans le cadre scolaire, parascolaire ou de loisirs. Dans le domaine scolaire, il existe d’ailleurs déjà une liste des pédocriminels qui sont interdits d’enseigner en raison d’une condamnation. En ce sens, un soutien à l’initiative est compréhensible.

Les Verts tiennent cependant à relever que ##l’initiative comporte aussi de grosses lacunes et que sur plusieurs points le contre-projet est meilleur##. Parmi ceux-ci, il faut mentionner le constat que les délinquants sexuels font souvent partie de leur cercle familial. Le contre-projet va donc plus loin que l’initiative puisqu’elle permet au juge d’ordonner non seulement une interdiction d’exercer une activité, mais également une interdiction de contact ou de périmètre. Sur ce point, le contre-projet protège mieux contre la violence domestique. Un rejet de l’initiative est donc aussi tout à fait défendable.

Partagé, le comité a décidé de laisser la liberté de vote.

OUI AU SALAIRE MINIMUM CANTONAL MALGRES QUELQUES RESERVES CONCERNANT LE SALAIRE DES APPRENTIS

Les Verts valaisans disent OUI au salaire minimum valaisan pour les mêmes raisons qu’exprimées pour l’initiative fédérale : qui peut le plus, peut le moins ! En Valais, les principaux secteurs professionnels sont déjà couverts par des conventions collectives qui, pour beaucoup, respectent déjà ce minimum de 3'500.00 francs par mois. Nous comprenons les réticences émises par certains secteurs, en particulier par celui de l’agriculture. Les Verts ont toutefois toujours défendu une juste rémunération des agriculteurs et de leurs ouvriers. Nous sommes convaincus que les consommateurs sont disposés à accepter une modique augmentation du prix des produits agricoles afin de garantir aux agriculteurs une rémunération qui leur permettent de vivre du fruit de leur travail.

Même s’ils approuvent l’initiative cantonale, les verts valaisans regrettent néanmoins que l’initiative ait élargi le débat aux salaires des apprentis. En effet, l’augmentation prévue du salaire des apprentis comporte certains risques, en particulier celui de voir le nombre de contrats d’apprentissage diminuer, ce qui ne serait évidemment pas souhaitable. Il serait dommage que ce point freine la volonté de certaines personnes de soutenir le salaire minimum cantonal.

OUI A LA LOI SUR LES SOINS DE LONGUE DUREE

Zoom_squareCes prochaines décennies, le Valais sera confronté au défit du vieillissement de sa population qui nécessitera le développement des structures de prises en charge des personnes âgées. Les Verts valaisans soutiennent la loi sur les soins de longue durée. Ces mesures auront des coûts qui se répartiront entre les assureurs-maladie, le canton, les communes et les assurés. La loi sur les soins de longue durée, qui fait l’objet du référendum, prévoit une participation des assurés en fonction de leur fortune.

Pour les Verts, cette participation est non seulement raisonnable, mais elle est sociale. Ainsi, les assurés au bénéfice de l’aide sociale et ceux dont la fortune nette est inférieure à 100’00.00 francs ne participeront pas aux coûts des soins. Au-dessus de cette limite, il y aura participation des assurés, certes, mais de façon supportable : 5.40 francs par jours, avec un maximum plafonné à 1'971.00 francs par année, pour les assurés dont la fortune nette est comprise entre 100'000 et 200'000 francs.

Un refus de la loi aurait des conséquences profondément injustes puisque l’augmentation du coût des soins devrait être supportée non plus par les usagers ayant les moyens de le faire, mais par l’ensemble des contribuables valaisans au travers de l’impôt. Le Valais se singulariserait encore une fois, car tous les cantons suisses ont prévu une participation des assurés aux coûts des soins dans les EMS.

  • Contact : Jean-Pascal Fournier, président, 079 704 69 33, jean-pascal.fournier@verts-vs.ch

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Votation du 18 mai 2014 : r...
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Dès le début, les Verts se sont engagés en faveur d'une révision totale de la Constitution au travers d'une Constituante. Retour en image avec le débat ayant opposé Marylène Volpi Fournier (ex-députée verte et coprésidente du comité d’initiative) à Jérôme Desmeules (député, ex-coprésident de l’UDC du Valais romand).


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