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Suite aux dernières révélations de la RTS du 24 mars 2014, il apparaît clairement que le Conseiller d’Etat Maurice Tornay a une nouvelle fois menti en déclarant en janvier dernier qu’il ne connaissait pas les pratiques d’optimisation fiscale liées à la holding Torcularia. Même si l’attitude de Maurice Tornay ne devait pas tomber sous le coup de la loi, sa situation politique devient intenable en sa qualité de ministre des finances.

Mensonges à répétition

Lors de la conférence de presse organisée le 17 janvier dernier, Maurice Tornay a affirmé ne pas « avoir de vision d'ensemble de toutes les sociétés » et il s’est échiné à donner l’image d’un ministre «blanc comme neige» avec l’appui de tout le gouvernement. Le courriel rendu public par la RTS montre clairement, au contraire, qu’il était parfaitement au courant de l’existence et des activités de ces sociétés, notamment Torcularia Holding suspecté de graves infractions fiscales. M. Tornay n’en est pas à son premier mensonge : lorsque l’affaire a éclaté fin 2013 il a d’abord affirmé ne rien savoir de l’enquête fiscale contre Dominique Giroud avant de devoir reconnaître qu’il était au courant depuis la perquisition des bureaux de son ancienne société. Pour les Verts, avec ce second mensonge la confiance est clairement rompue. En ces temps de difficultés budgétaires, le canton du Valais a besoin - pour ses finances cantonales - d’un pilote qui soit au-dessus de tous soupçons. Ce qui n’est manifestement plus le cas aujourd’hui.

Un passé qui devient de plus en plus incompatible avec un poste de ministre des finances

Les Verts sont particulièrement choqués des conseils prodigués par Maurice Tornay à Dominique Giroud en matière d’optimisation fiscale. Si ces conseils sont légaux, ils sont néanmoins révélateurs de pratiques qui sont clairement incompatibles aujourd’hui avec la fonction d’un ministre des finances qui défend l’intérêt des finances publiques du canton du Valais. Cela est d’autant plus grave que M. Tornay n’a pas réglé ses conflits d’intérêts après son élection au Conseil d’Etat, puisqu’il a gardé une participation de 25% dans sa société de révision «Alpes Audit» et qu’il n’a pas annoncé ce lien d’intérêt comme il était tenu de le faire. Comment les citoyens contribuables valaisans peuvent-ils avoir encore pleinement confiance dans leur ministre des finances pour qu’il gère de manière saine les deniers publics ?

Une situation politique intenable

Il ne s’agit pas que d’une affaire de communication, comme certains tentent de le faire croire. M. Tornay avait promis de dire toute la vérité lors de sa conférence de presse. Il s’avère aujourd’hui que tel n’est pas le cas. Quel sera le prochain «caillou» porté sur la place publique ? Pour les Verts, le canton du Valais ne peut se payer le luxe d’un feuilleton interminable qui bloque le bon fonctionnement des institutions. La confiance dans les institutions doit être rétablie au plus vite. Même si la Commission de gestion presse le pas, les conclusions de ses investigations ne devraient pas être connues assez rapidement pour ne pas parasiter le fonctionnement des institutions. La balle est donc maintenant dans le camp de Maurice Tornay qui en tant que chef du Gouvernement et comme responsable des institutions doit prendre ses responsabilités en se demandant s’il jouit encore de la confiance nécessaire pour exercer son mandat dans l’intérêt du canton du Valais. Les Verts pensent que non.

Personne de contact :

  • Christophe Clivaz, député, 079 374 51 78, christophe.clivaz@verts-vs.ch

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