Large a rodrome sion 3

La base aérienne a communiqué la fin de la trêve estivale (toute relative) et la reprise des vols militaires pour ce lundi 17 septembre. L’occasion pour les Verts de dénoncer la position ambiguë des partis bourgeois dans ce dossier et d’exposer leur vision de l’avenir de l’aéroport de Sion.

La posture ambiguë du PLR et du PDC dénoncée

Le Conseil municipal de Sion a décidé de demander à l'armée suisse de cesser tout vol militaire. Les Verts se réjouissent de cette prise de position. Ils se demandent cependant si tant le PLR que le PDC souhaitent vraiment la fin des vols militaires.

Lors du débat de Canal 9 diffusé le 12 sept. dernier, le conseiller communal PDC Christian Bitschnau a ainsi parlé de "poker menteur" pour qualifier la position de la ville, laissant entendre qu'il ne s'agit que d'une base de négociation et que la ville est prête à accepter les vols militaires. De même, les propos de la représentante PLR Laurence Casays laissent penser que la position ferme de la municipalité n'a pour objectif que de ramener Ueli Maurer à de meilleurs sentiments et à considérer la ville comme un véritable partenaire de négociation. Les Verts dénoncent ici une posture électoraliste, tout du moins obscure, du PDC et du PLR mise en évidence par les propos tenus en débat. De tels propos trompent la population sur les véritables intentions des partis concernés.

La position claire des Verts

Les nuisances sonores engendrées par les vols militaires sont inacceptables. Elles empêchent tout développement de la ville du XXIe siècle, dans le secteur sous-gare. Les Verts veulent le départ de l’armée pour assurer le développement économique et de l’habitat à Sion, tout en assurant la qualité de vie des habitants de notre commune et des communes environnantes.

Un aéroport civil à Sion : La grande illusion

Les Verts tirent également les conséquences d'un retrait de l'armée du tarmac sédunois. Vu les coûts d’un maintien d’un aéroport civil sans l’armée (env. 8 millions de frais d'exploitation annuels à se partager entre la ville et le canton), la réalité économique ne laisse d’autres choix que d’envisager la fin de l’aéroport civil, seuls la base de sauvetage (hélicoptères) et les vols de plaisance (aéroclub) pouvant subsister. Avec la proximité de 3 aéroports internationaux (Genève, Zürich, Milan), il est illusoire d'espérer le développement de lignes régulières vers des destinations européennes. De même les tentatives de développer des lignes charters pour amener des touristes en Valais se sont toutes soldées par des échecs et il n'en ira pas différemment à l'avenir. Pour développer ce type de produits, les tours opérateurs exigent la mise à disposition tout au long de la saison d'un contingent de plusieurs centaines de lits et la structure de notre hébergement touristique, fragmentée et trop axée sur les résidence secondaire, ne permet pas de répondre à cette demande. Ce "mirage" a coûté déjà suffisamment cher aux contribuables sédunois : 40 millions ces deux dernières décennies entre les investissements réalisés à l'aéroport et la prise en charge de la moitié du déficit annuel de l'aéroport civil. Tout cela pour 30'000 passagers par an alors qu’il en faudrait 20 fois plus pour rentabiliser l’aéroport !

L’avenir : Sion, capitale valaisanne de l’énergie avec un parc éco-industriel

Pour les Verts, la fin de l’aéroport civil représente l’opportunité unique d’un projet à haute valeur ajoutée. L’espace important à disposition, à la fois proche de la sortie d'autoroute et de la gare CFF, permet le développement d’un parc éco-industriel. Il s’agit de valoriser, en attirant des start-ups et des PME, les recherches qui sont menées à l’EPFL et à la HES-SO Valais. C’est de moyen de créer une plateforme entre le campus, la recherche, le développement et la production dans le domaine énergétique en Valais. C’est aussi le moyen de garder et d’utiliser à Sion les compétences développées à la Haute école.

Les hectares libérés par la cessation des activités de l’aéroport civil permettent aussi de rendre à l’agriculture une partie des terres perdues notamment dans la future 3ème correction du Rhône et d’offrir aux Sédunois un espace vert de loisirs et de détente permettant de faire la liaison avec le domaine des Iles. L'Ouest de la Ville mérite mieux qu'un aérodrome militaire ou qu'un aéroport civil, gouffre à millions.

Thierry Largey, vice-président du conseil général

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