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Le lancement de la campagne 1:12 pour des salaires équitables a eu lieu ce matin devant le siège principal de l’UBS en valais. Cette banque symbolise en effet – avec d’autres très grandes entreprises globalisées – les dérives d’une économie qui ces 20 dernières années a perdu le sens des réalités. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler trois chiffres qui représentent bien comment l’enveloppe des salaires des tops managers s’est soudainement et rapidement envolée :

− En 1989, Robert Studer, directeur général de l’UBS déclarait un revenu de 858’000 francs.

− En 1998, Mathis Cabiallavetta, le successeur de Robert Studer, déclarait 2,1 millions de francs de revenus.

− En 2000, une fois la fusion UBS et SBS opérée, Marcel Ospel gagnait 10 millions, puis 24 millions en 2005.

Il y a 20 ans, les salaires des dirigeants des grandes entreprises étaient encore de l’ordre du raisonnable. Mais depuis lors, les limites stratosphériques ont été franchies alors même que le mérite des dirigeants de l’entreprise ne le justifiait aucunement au vu des déboires qui ont failli conduire la banque à la faillite, sauvée in extremis par l’Etat.

L’initiative 1 :12 permettra de dégonfler un peu la baudruche

Il faut redescendre sur terre, il en va de la cohésion sociale de ce pays qui s’est construite sur de savants équilibres. Le politique, donc ici le peuple, doit redonner du sens à l’économie, car rien ne justifie les salaires indécents servis aux tops managers.

Plutôt que de redescendre sur terre, la baudruche risque-t-elle de s’envoler vers d’autres cieux ? Dans un monde globalisé, le risque existe. Mais les Verts restent convaincus que les salaires des tops managers resteront malgré tout suffisamment attractifs pour que cela n’engendre pas de conséquence négative pour notre économie. Plus de 95 % des responsables économiques et patrons d’entreprises pratiquent d'ailleurs des salaires qui restent en prise avec le réel et ils ne seront donc pas touchés par l'initiative. Cela est encore plus vrai pour le canton du Valais au vu de son tissu économique.

Finalement, on peut dire que :

− l’initiative 1 :12 ne fait que nous replacer 20 ans en arrière, à une époque où l’économie avait encore les pieds sur terre.

− deuxième point, le problème de la différence salariale en Suisse ne se règlera pas seulement par l’initiative 1 :12, qui concerne finalement assez peu de monde, mais également par la défense d’un salaire minimum. Ce sera une campagne dans laquelle les Verts seront aussi présents.

− Enfin et en résumé dans toute cette affaire qui nous occupe aujourd’hui, les Verts sont convaincus que le bon sens de la population est capable de comprendre la différence salariale, mais pas l’indécence salariale.

Jean-Pascal Fournier, président


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Dès le début, les Verts se sont engagés en faveur d'une révision totale de la Constitution au travers d'une Constituante. Retour en image avec le débat ayant opposé Marylène Volpi Fournier (ex-députée verte et coprésidente du comité d’initiative) à Jérôme Desmeules (député, ex-coprésident de l’UDC du Valais romand).


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