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Oser affirmer publiquement que les usines d'incinération sont une chance, voilà une affirmation que l'on tiendrait pour une farce, si elle n'émanait pas du directeur de la SATOM et c'est un devoir que d'y apporter les correctifs que voici.

Non Monsieur Blatter, les usines d'incinération ne sont pas une chance, mais un mal nécessaire engendré par la montagne de déchets que produit hélas notre société d'hyper-consommation et qui lui reste sur les bras. Cet afflux de déchets résulte du gaspillage insensé et monstrueux de nos ressources naturelles, conduisant à leur raréfaction et à des méthodes d'extraction néfastes à l'homme et à l'environnement pour satisfaire cette soif inextinguible de consommation.

La responsabilité première de tout acteur public serait donc de lutter contre ce gaspillage inconsidéré, afin de le diminuer drastiquement et, partant, de conduire à une réduction des déchets à éliminer.

Non Monsieur Blatter, une usine d'incinération n'a pas pour vocation primaire ou prioritaire de produire de l'électricité ou de l'énergie thermique: son rôle essentiel est avant tout de brûler toutes les matières qui ne sont ni récupérables, ni recyclables. Une telle installation industrielle devrait donc inciter autorités et population à trier au maximum tous leurs déchets afin, si l'on peut dire, de séparer l'ivraie du bon grain, ce qui occasionnera notamment moins de transports et moins d'émissions polluantes au sortir des cheminées. Et surtout, le recyclage trouvera toute sa raison d'être et ménagera nos ressources en matières premières nobles (bois, pétrole, métaux, etc..).

Mettre en doute le tri des déchets, comme l'a fait publiquement le directeur de la SATOM, constitue un fort mauvais signal envoyé à la population qui risque de jeter le bébé avec l'eau du bain en renonçant à toute forme de tri, alors que tous les milieux spécialisés encouragent un comportement absolument contraire en ce domaine, il suffit de se rapporter à cet égard au rapport d'activité 2013 de Swiss Recycling qui est parfaitement éloquent et convainquant sur les bienfaits et les avantages du tri qui, évidemment, doit être sélectif.

En conclusion de son prêche pro domo, le directeur de la SATOM s'en prend de façon abusive au principe du pollueur-payeur dont il prétend qu'il empêche une meilleure valorisation de nombreux déchets. Cette critique infondée porte une atteinte grave à ce principe inscrit dans la loi et aujourd'hui généralement admis; ce faisant, M. Blatter excède son droit d'expression dès lors qu'il est à la tête d'une exploitation industrielle de droit public, en main de collectivités locales. En s'attaquant de façon inadmissible au principe du pollueur-payer, le directeur de la SATOM jette le masque: pour lui seul compte l'afflux massif de déchets; il commet ainsi une confusion intolérable entre une usine d'incinération et une entité de production énergétique.

Le comité des Verts du Chablais valaisan


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