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Les Verts valaisans sont évidemment très déçus de la décision du Conseil national acceptant l'achat de 22 avions de combats suédois. Les 5 conseillers nationaux PDC, PLR et UDC ont tous accepté l'achat des Gripen qui seront beaucoup plus bruyants que les Tigers qu'ils devront remplacer. Superbe perspective pour le Valais central !

Les habitants du Valais central ont montré à plusieurs reprises leur exaspération à l'égard des nuisances sonores causées par l'exploitation de l'aérodrome militaire.

En 2006 déjà, les Verts étaient intervenus au parlement pour demander une étude chiffrant les incidences financières liées à la présence des avions militaires en Valais. Depuis lors, l'EPFL a rendu son rapport et l'on sait maintenant que si l'on maintient des avions de combat à réaction sur le tarmac de Sion, c'est le développement même de la Ville de Sion qui est remis en cause. Sans compter les conséquences négatives que cela implique sur l'accueil de nos hôtes touristes qui devront subir des volumes sonores incompatibles avec des vacances.

Les autorités de la Ville de Sion doivent sortir de leur mutisme

Avant les dernières élections communales, la Ville de Sion avait fait des déclarations qui pouvaient laisser espérer d'une action résolue envers la Berne fédérale pour défendre les intérêts de ces citoyens. Hélas, trois fois hélas, il n'en est rien. Depuis l'automne passé, la Ville ne s'est plus exprimée sur le sujet. Pour les Verts valaisans, la Ville ne peut pas se réfugier derrière le canton dans ce dossier. Elle doit prendre les choses en main et se faire entendre par tous les moyens à sa disposition.

Le gouvernement valaisan doit entendre sa population

Malgré le bruit ambiant occasionné par les Tigers et FA-18, le gouvernement doit entendre le ras-le-bol des habitants du Valais central. Pour la première fois, les acteurs clés sont des élus UDC : Oskar Freysinger à la tête du Département cantonal de la Formation et de la Sécurité, Cyrille Fauchère, conseiller municipal en charge de l'aéroport et enfin Ueli Maurer, conseiller fédéral.

Où en est précisément le dossier de l'aérodrome de Sion ? Le groupe de travail réactivé par le canton a-t-il commencé son travail ? Comment M. Freysinger, qui a voté OUI à l'achat des Gripen, compte-t-il faire pour réduire les nuisances liées à l'exploitation militaire de l'aérodrome alors que les nouveaux avions de combats seront plus bruyants ?

La population des environs de Sion est en droit d'être tenue informée sur l'état d'avancement de ce dossier crucial pour l'avenir économique de la région.

Les Verts ont déjà annoncé le lancement d'un référendum

Les Verts sont convaincus que le peuple suisse ne voudra pas engager plus de 9 milliards pour 22 Gripen (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau) au détriment des urgences en matière de logement, d’énergie, de formation, d'innovation, de transports ; au détriment aussi de mesures plus urgentes pour réduire les risques militaires : protection contre les cyber-risques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix.

Les délégués Verts ont d’ores et déjà approuvé le référendum. Les délégués du Parti écologiste suisse (PES) ont décidé en novembre 2011 déjà de lancer un référendum si les chambres fédérales décidaient l’achat de nouveaux avions de combat. Maintenant que c'est chose faite, le denier mot appartiendra à la population suisse.

les Verts valaisans se lanceront de façon déterminée dans cette campagne et ils appellent d'ores et déjà toutes les personnes intéressées à se mobiliser dans une coalition la plus large possible.

Jean-Pascal Fournier, Président


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