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Les Verts ont toujours été favorables à un renforcement de la démocratie directe. Si l’idée d’élire le Conseil fédéral directement par le peuple peut paraître attrayante au premier abord, elle doit cependant être rejetée car elle fait peser de gros risques sur notre système politique.

  • Durant l’année de campagne en vue de l’élection, le travail politique serait hypothéqué et le principe de collégialité mis à mal. L’élection du Conseil fédéral par le peuple risque de monopoliser l’énergie de ses membres en les obligeant de faire une campagne dans toute la Suisse, ce qui entraverait le travail politique et aurait des conséquences négatives pour notre pays.

  • Des profils au lieu des idées. Aujourd’hui déjà, la personnalité de certains politiciens et politiciennes prend le dessus au détriment de la politique et des objectifs des partis. Une élection du Conseil fédéral par le peuple ne ferait qu’aggraver le phénomène.

  • Problème du financement des partis : qui peut se permettre une telle
campagne ? Pour mener une campagne à l’échelle suisse, encore faut-il en avoir les moyens. Les Verts Suisses n’ont ni les ressources humaines ni les moyens financiers pour cela. L’élection du Conseil fédéral par le peuple avantage les grands partis qui sont soutenus par l’économie.

  • L’Assemblée fédérale est mieux à même de veiller à l’équilibre des intérêts entre les régions et entre les genres. L’Assemblée fédérale peut mieux faire la pesée des intérêts entre minorités linguistiques et régionales et entre genres. Etant donné qu’il n’est prévu qu’une circonscription pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple, les Suisses alémaniques pourraient également élire des représentants romands ou tessinois, ce qui réduirait leur légitimité.

Les Verts proposent une réforme différente. En mars 2010 déjà, les Verts préconisaient une réforme du Conseil fédéral. Ils proposaient de répartir les grands départements, comme le DETEC et le DFI, entre plusieurs personnes en augmentant à neuf le nombre de conseillères et conseillers fédéraux. Pour doter le gouvernement d’une véritable cohérence, les Verts demandaient que la durée de la présidence soit prolongée à quatre ans et que les démissions en cours de législature soient limitées. Ils demandaient également un scrutin de liste. Et pour renforcer les droits populaires, les Verts réclament depuis longtemps l’introduction des initiatives législatives et des référendums financiers.

Jean-Pascal Fournier, président


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