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Le Valais ne peut plus ignorer la voix du peuple suisse qui veut une gestion plus économe de notre territoire. Le fort rejet valaisan s’explique en partie par un débat souvent sans nuance dans lequel le drapeau de la peur a été agité par une classe politique dépourvue du sens de l’autocritique. Le Valais doit maintenant prendre son destin en main et mettre rapidement à jour ses outils de gestion du territoire : révision du plan directeur et de la loi cantonal d’application, renforcement du Service cantonal du développement territorial.

Les Verts regrettent le climat d’hystérie qui a règné en Valais autour de cet objet. Contrairement à ce qui est largement diffusé, la répartition des compétences entre la Confédération et les Cantons ne changera pas. Les Communes resteront maîtresses de leur destin, puisqu’il leur appartiendra, conformément à la loi, de définir leurs besoins en zones à bâtir pour les 15 ans à venir. A nous de relever ce formidable défi pour développer un habitat de qualité avec une utilisation mesurée du sol.

Ne pas jouer la montre

Comme dans d’autres dossiers, il faut savoir transformer une défaite en un défi à relever. Le Valais n’a rien à gagner à temporiser dans la mise en application de la LAT. S’il souhaite conserver son autonomie en la matière, le Valais doit au contraire faire la preuve qu’il a compris le message et qu’il a décidé d’empoigner avec conviction la question de son développement territorial. Un des enjeux majeurs sera indéniablement celle de la répartition des compétences entre le Canton et les Communes.

Le Canton vient de mettre en consultation un projet de concept cantonal de développement territorial qui fixe les grandes orientations stratégiques. Pour les Verts, il est clair que la compétence du Canton doit être renforcée, car sinon les objectifs fixés par le peuple et le législateur ne pourront être respectés. La LAT fixe un délai de cinq ans aux cantons pour adopter leur plan directeur cantonal. Pour les Verts, le Valais doit immédiatement entreprendre les travaux de révision de son plan directeur qui est complètement obsolète.

Pour assurer le suivi de la mise en œuvre de la révision de la LAT, le canton doit impérativement renforcer son Service cantonal du développement territorial. En effet, bon nombre de petites communes ne disposent pas de ressources nécessaires pour assurer un traitement adéquat de leur aménagement du territoire. Il faut donc renforcer le soutien aux communes, ce qui implique l’engagement de plusieurs urbanistes au Service cantonal du développement territorial. Les comparaisons inter-cantonales démontrent, si besoin était, que notre administration n’est de loin pas trop dotée en la matière.

De leur côté, les Communes doivent d’ores et déjà anticiper les effets de la LAT et déterminer quels seront leurs besoins en surface à bâtir pour les quinze prochaines années en tenant compte, dans leur analyse, de critères tels que l’état des équipements (routes, égoûts, énergie…), la déclivité, l’exposition aux dangers naturels, les valeurs naturelles et paysagères.

Des mesures d’accompagnement pour l’emploi​

Ces vingt dernières années, le Valais a connu un fort développement économique, en particulier dans le domaine de la construction. Cela s’est traduit par une forte augmentation de la main d’œuvre, notamment en provenance des pays européens environnants. La publication de 2 études du Secrétariat à l’économie (seco) a confirmé que, selon différents scénarios, il y aurait des pertes d’emplois dans le domaine de la construction. Le seco relève toutefois qu’à moyen terme les pertes d’emploi pourraient ne pas être aussi importantes qu’envisagées, notamment grâce à un report de l’emploi dans les branches liées au tourisme. Les Verts valaisans renvoient en cela aux 13 propositions qu’ils avaient formulées au lendemain de la votation sur l’initiative Weber et dont certaines ont déjà été reprises par d’autres groupes politiques. Il en va ainsi de la création d’un fond pour le tourisme qui a été proposé lors de la dernière session au Grand Conseil.

Un Valais tourné vers l’avenir

Les perspectives pour le Valais restent bonnes. Le canton et les communes valaisannes disposent d’une fortune nette de plusieurs milliards grâce à une bonne gestion des derniers publics. C’est indéniablement un atout au moment où le Valais doit accompagner d’importants changements dans le développement de son économie. Dans un horizon de vingt ans, il y a fort à parier que le Valais aura fortement évolué. Les Verts sont confiants dans la capacité des Valaisannes et des Valaisans à transformer leur économie, notamment dans le domaine des énergies où le Valais pourrait jouer les premiers rôles.

C’est ce Valais là que les Verts s’engagent à défendre.

Jean-Pascal Fournier, président


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