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CONSTAT EN VALAIS

Les résidences secondaires constituent l’un des problèmes principaux du tourisme en Valais. En 1981 déjà, un rapport produit par le canton du Valais l’affirmait. A l’époque étaient recensées 52’000 résidences secondaires. En 2010, il y en avait 79’000 ce qui représente, en moyenne, 44% des logements valaisans (avec des pics à plus de 80% dans certaines communes). Durant les 20 dernières années, plus de 1’000 résidences secondaires ont été construites tous les ans.

Le développement touristique en Valais n’a pas d’avenir dans la construction de résidences secondaires, dont la valeur ajoutée est faible. En 2007, le Conseiller d’Etat Jean-Michel Cina traitait les résidences secondaires de problématique qui «sape les bases mêmes» de l’industrie touristique valaisanne. Comme le disait le rapport du Conseil d’Etat sur la politique du tourisme en 2003, le Valais a besoin d’hébergements à forte valeur ajoutée comme l’hôtellerie ou des appartements de vacances loués.

Sans fixation d’un plafond de résidences secondaires, en l’occurrence 20%, les mesures prises par les collectivités publiques ne peuvent aboutir à des résultats satisfaisants. La fixation de contingents annuels comme dans les communes de Crans-Montana freine à peine la construction de résidences secondaires : sur les 8’000m2 alloués annuellement peuvent tout de même se bâtir 80 résidences secondaires de 100m2. De même, les éventuelles incitations fiscales ou les taxes de remplacement connues sur le Haut-Plateau permettant de racheter des parts de résidences principales ne découragent pas les propriétaires les plus fortunés.

La révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire est insuffisante pour maîtriser la construction de résidences secondaires. Elle ne fixe aucun objectif chiffré, mais se contente de donner un délai aux cantons et communes à 2014 pour prendre des mesures sans égard à leur efficacité.

BUTS DE L’INITIATIVE

Face à ce constat, l’initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» vise un objectif : mettre un frein à la construction de NOUVELLES résidences secondaires qui envahissent les plus belles régions du Valais et de la Suisse et détruisent l’attrait touristique de nos paysages !

CONSEQUENCES

Les résidences secondaires existantes restent des résidences secondaires. Elles peuvent être rénovées ou vendues à n’importe qui, en tant que telles. L’initiative vise la construction de NOUVELLES résidences secondaires. L’acquis est ainsi garanti et il n’y aura pas de spéculation sur ces logements.

Les logements de vacances qui sont loués à des fins commerciales (parahôtellerie) ne sont pas considérés comme des résidences secondaires. La construction de nouveaux logements mis en location est autorisée. Elle n’est pas concernée par le quota de 20%. De même des résidences secondaires mises en location ne sont plus des résidences secondaires.

Une résidence secondaire héritée reste une résidence secondaire. Elle peut être utilisée comme telle, rénovée ou vendue par l’héritier.

L’initiative incite à développer l’hôtellerie et la parahôtellerie, à haute valeur ajoutée. Le développement de logements de vacances mis en location permet d’attirer plus de touristes. Ceux-ci, globalement, consomment plus que les propriétaires de résidences secondaires absents la plupart de l’année. Les nuitées augmentent aussi, ce qui permet aux communes et percevoir d’autant plus les taxes de séjour dont elles ont bien besoin pour promouvoir leur destination.

L’initiative freine la spéculation et favorise le maintien des terres en mains des personnes locales. Dans les stations valaisannes, les prix des terrains s’envolent jusqu’à dépasser 15’000/m2 dans certaines d’entre elles. Certains habitants ne trouvent plus à se loger sur place. D’autres cèdent leurs biens immobiliers contre très bon prix. Avec l’initiative et le développement de la parahôtellerie, les locaux pourront valoriser leurs biens par la location, tout en conservant leur maîtrise.

« L’avenir des régions très touristiques ne risque pas d’être mis en danger à long terme par un plafonnement des résidences secondaires. Les régions touristiques devront certes s’attendre à court terme à des inconvénients économiques, mais la limitation de la construction des résidences secondaires devrait avoir des conséquences positives à long terme». Ce sont les conclusions d’un rapport d’experts de la Confédération. Les chiffres articulés par les opposants à l’initiative en matière économiques sont inventés. Ils ne cherchent qu’à faire peur, démunis qu’ils sont face à la situation dramatique des résidences secondaires qu’ils constatent eux-mêmes.

Avec l’initiative, le canton et les communes du Valais pourront enfin reprendre la main sur leur tourisme, pour l’orienter vers un développement moderne tournés vers la haute valeur ajoutée, dans le respect des habitants et de ce qui a toujours été le fonds de commerce du tourisme valaisan : les paysages naturels et construits.

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