Qualité de l'air et particules fines (PM10)

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Notre canton est connu pour ses montagnes et son air pur. Or, de part sa géographie, il forme un formidable bassin de rétention pour la pollution. Au niveau pollution de l’air, les particules fines (PM10) sont les plus dangereuses pour la santé, de part leur composition - un grand nombre de particules chimiques, certaines étant cancérigènes - et leur très petite taille - elles sont dix mille fois plus petites qu’un millimètre - ce qui leur permet de s’enfoncer très profondément dans les voies respiratoires. Là, elles provoquent des inflammations locales avec comme conséquences toux, bronchites, asthme, problèmes cardiovasculaires, cancer du poumon, jusqu’au décès prématuré de 3'700 personnes par année en Suisse, selon la commission fédérale sur l’hygiène de l’air.

Or, en Valais, les concentrations en particules fines dépassent les valeurs limites d’émission dans toute la plaine du Rhône, mettant en danger 60% de la population valaisanne, contre 40% en moyenne suisse. Les sites les plus pollués sont les centres industriels ainsi que les centres urbains - Sion a le triste privilège d’être l’une des villes les plus polluées de Suisse. Il n'y a qu'à se déplacer à pied ou à vélo dans le centre ville et sur les axes bouchonnés aux heures de pointe pour s'en rendre compte. Pas étonnant que l'on voit fleurir en ville les affiches sur la prévention de la BPCO (bronchopathie chronique obstructive), une maladie des voies respiratoires qui est actuellement la 5ème cause de mortalité dans le monde. Même si le tabagisme en est la principale cause, la pollution atmosphérique y joue un rôle certain.

Il est donc urgent de prendre des mesures drastiques à tous les niveaux - cantonal, communal et individuel - pour faire baisser ces émissions. Le Canton a adopté en avril 2009 un plan cantonal de mesures pour la protection de l’air, qui prévoit 18 mesures informatives, incitatives et répressives pour faire baisser les émissions polluantes de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde d’azote (NO2), d’ozone (O3) et de particules fines (PM10). En ce qui concerne ces dernières, le cadastre cantonal des émissions polluantes indique que le trafic routier est responsable de 21% des émissions, tandis que l’agriculture, la sylviculture, les chantiers et les feux en plein air sont responsables de 64%, l’industrie de 8.4% et le trafic aérien de 0.1%.

Une mesure proposée dans le cadre du trafic routier est d’inciter les gens à prendre les transports publics en cas de smog hivernal en proposant des abonnements CFF demi-tarif à un prix attractif. C’est bien mais pas suffisant car il faudrait éviter les pics de PM10 en incitant les pendulaires à laisser leur voiture à la maison pour se rendre en ville en transports publics. Ceci n’est possible que s’il existe un réseau de transports publics attractifs, avec une bonne cadence et un prix abordable. Une telle infrastructure pourrait être mise en place rapidement si les communes concernées se mettaient autour d’une table pour en discuter.

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