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L'initiative STOP MITAGE permettra de préserver les terres agricoles, nos paysages et la biodiversité

publié il y a 3 jours

Les Verts valaisans ont soutenu avec conviction la Lex Weber et la révision de la LAT qui commencent à déployer leurs 1ers effets positifs : frein aux résidences secondaires (lits froids), nouvelle stratégie touristique fondée sur un tourisme d’exploitation (lits chauds), réduction des zones à bâtir excédentaires. Malgré cela, force est de constater que le développement immobilier du Valais reste extrêmement dynamique, en particulier dans la plaine du Rhône qui voit ses bonnes terres agricoles diminuer drastiquement d’année en année. Les Verts valaisans disent OUI à l’initiative STOP MITAGE car elle seule permettra de contenir l’étalement urbain pour sauvegarder les terres agricoles et les espaces nature. Elle permettra en outre de préserver la biodiversité, qui subit un effondrement alarmant, et d’encourager la construction de quartiers durables (écoquartiers) qui sont synonymes d’une meilleure qualité de vie.

 

Le Valais n’a rien à craindre de l’initiative STOP MITAGE car il dispose de suffisamment de zones à bâtir et leur redimensionnement est déjà prévu par la LAT

Le refrain entonné par les opposants en Valais est bien connu : on prédit moult catastrophes économiques en cas d’acceptation du texte de l’initiative. Il y a peu, ces mêmes personnes prédisaient que l’acceptation de la Lex Weber et de la LAT jetterait 4000 valaisans au chômage[1]. Or, l’actualité récente démontre que c’est tout le contraire qui s’est passé : la construction se porte plutôt bien en Valais malgré la lex weber[2] et malgré la LAT ! Mieux ! Elle a obligé le monde économique et le monde politique à repenser son mode de développement. Le Valais est désormais sur la bonne voie, celle d’une meilleure maitrise de son territoire. Il a adopté une nouvelle loi cantonale sur l’aménagement du territoire, largement acceptée par le peuple, et son plan directeur accepté à une large majorité par le grand conseil est sur la table du Conseil fédéral pour approbation. L’effort demandé aux communes est certes important[3], mais il est aussi à la hauteur des manquements passés. Celles-ci devront délimiter leur périmètre d’urbanisation dans les 2 ans et ensuite faire homologuer leur nouveau plan de zone dans les 5 ans.

Le Valais connaît une des croissances démographiques les plus fortes en Suisse. Selon le scénario moyen des projections démographiques de l’Office cantonal de statistique et de péréquation (OCSP), le canton devrait, d’ici 2030, accueillir une population de 370’000 habitants, soit une augmentation d’environ 40’000 habitants par rapport à̀ la population recensée au 1er janvier 2015 (331’763 hab.)[4].

Or, le Valais dispose globalement de réserves importantes de zones à bâtir qui lui permettront, assurément, d’absorber l’arrivée de 40'000 nouveaux habitants. Les quelques communes qui ne disposent pas ou peu de zones à bâtir en réserve, en particulier dans la plaine qui s’urbanise à la vitesse grand V, leur développement devra passer par une stratégie de développement vers l’intérieur (densification de qualité)[5].

L’urbanisation doit être mieux maîtrisée afin de préserver les terres agricoles, les paysages, les espaces naturels ainsi que les finances des collectivités publiques

Durant les 24 dernières années, la Suisse a perdu plus de 850 km2 de terres cultivables. A chaque mètre carré de sol bâti, l’agriculture perd une part supplémentaire de ses ressources essentielles. En effet, avec le bétonnage des sols, ceux-ci sont gâchés pour toujours, car il n’est guère envisageable de rétablir les sols dégradés. Les sols fertiles disparaissent ainsi de façon constante en Suisse. La perte des terres agricoles compromet l’approvisionnement en denrées locales. L’arrêt du mitage est une condition fondamentale pour préserver les précieuses ressources du sol. En outre, le sol accomplit diverses fonctions importantes pour notre écosystème. A travers le tassement du sol, l’eau ne peut plus s’écouler correctement, ce qui peut avoir des conséquences importantes lors d’inondations. Le mitage peut également avoir un impact négatif sur les nappes phréatiques et sur la qualité de l’eau.

Toutes les études le démontrent : un paysage intact est un facteur important pour le tourisme, mais également pour les Suisses. C’est pourquoi il est également dans l’intérêt des communes de campagne et de montagne que la Suisse ne devienne pas un désert de béton.

Il suffit de comparer des photos de la plaine du Rhône prises entre 2019 et 1950 pour constater avec quelle vitesse l’urbanisation a grignoté notre territoire, principalement au détriment des terres agricoles et des espaces de nature !! L’initiative STOP MITAGE ne résoudra pas tous les problèmes, mais elle aura au moins le mérite d’éviter l’ouverture de nouvelles zones à bâtir sans compensation équivalente en faveur de l’agriculture ou de la nature. Il s’agit ni plus ni moins de la reprise du principe développé avec succès par nos ancêtres au XIXème siècle pour la préservation des forêts.

En conclusion, pour les Verts valaisans, le texte de l’initiative STOP MITAGE est complémentaire à la LAT et la Lex Weber en garantissant aux générations futures que l’on ne bétonnera pas leur avenir comme on l’a fait ces 30 dernières années afin de leur garantir des terres cultivables pour se nourrir et un cadre de vie préservé.

Pour les Verts valaisans

Jean-Pascal Fournier                                                                            

Président

079 704 69 33   



[1] https://www.letemps.ch/suisse/lex-weber-entre-2500-4000-chomeurs
[2] https://www.rts.ch/info/regions/valais/10117642-la-construction-se-porte-plutot-bien-en-valais-malgre-la-lex-weber.html
[3] 2000 hectares de terrains à bâtir ne pourront plus être construits : 1000 hectares sous forme de dézonage et 1000 hectares maintenus dans le périmètre d’urbanisation.
[4] Le scénario moyen prévoit une augmentation d’environ 40'000 habitants
[5] Par exemple : Ardon, Charrat, Fully, Conthey, , Leytron, Saillon, St-Léonard, Vétroz


Signez le référendum contre le projet fiscal !

publié il y a environ 2 mois

La classe moyenne encore arnaquée de milliards ? NON

Le Projet fiscal 17 est aussi inacceptable que la Réforme de l’imposition des entreprises III (RIE III), balayée il y a une année. Le message de la population était clair : les privilèges fiscaux doivent être abolis sans démantèlement social ! Cela n’empêche pas le Parlement de nous resservir la même recette… en changeant simplement l’étiquette

Et combiner le Projet fiscal avec un relèvement des cotisations AVS ne rend pas le projet plus digeste, même si les gros salaires payeront nettement plus que les revenus moyens. En effet, même une simple vendeuse devra verser davantage pour l’AVS chaque mois… sans recevoir un centime de plus à sa retraite.

Le Projet fiscal 17 ? Une arnaque qui nous coûtera des milliards, comme la RIE III :

La spirale de la sous-enchère fiscale intercantonale se poursuivra, la spirale de la sous-enchère fiscale intercantonale se poursuivra, ce qui coûtera des milliards aux cantons et aux communes. Conséquences : prestations démantelées dans la formation, les crèches, les réductions de prime, etc. au détriment surtout des plus démunis, des femmes et des familles monoparentales.

La classe moyenne devra financer les privilèges fiscaux accordés aux multinationales. La baisse de l’impôt sur le bénéfice profite aux entreprises et à leurs actionnaires. L’addition est payée en relevant les impôts pour l’ensemble des citoyennes et citoyens de ce pays.

Le Projet fiscal conduit dans une impasse. En acceptant ce Projet fiscal, la Suisse demeurera la locomotive de la sous-enchère fiscale. Or, les jours de ce modèle d’affaires sont comptés. Car les efforts internationaux contre l’évasion fiscale des conglomérats se poursuivent. En acceptant ce Projet fiscal, la Suisse va bientôt atterrir sur la prochaine liste noire. Il est temps de mettre fin à ces pratiques de dumping. Même sans sous-enchère fiscale, la Suisse reste attractive pour les entreprises à réelle valeur ajoutée, grâce à la qualité de sa place économique.

La Suisse continuera à attiser l’évasion fiscale, si nuisible à l’échelle internationale. Les pays du Sud sont riches en matières premières. Mais, aujourd’hui déjà, l’évasion fiscale leur fait perdre chaque année plus de 200 milliards de francs. De l’argent qui manque sur place pour les infrastructures, la formation, la santé… et contraint d’innombrables personnes à fuir. Si les conglomérats et autres multinationales devaient enfin payer correctement leurs impôts sur place, cela engendrerait de vraies recettes, tout en empêchant que la politique fiscale suisse continue à saper la lutte contre la pauvreté menée par la coopération au développement suisse.

 


Résultats de la constituante : les Verts valaisans sont très satisfaits de leur progression

publié il y a environ 2 mois

Avec Appel Citoyens, les Verts sont la seule formation politique à progresser avec un gain de 2 sièges. Si l'on considère le score "canon" réalisé par ce nouveau groupement de citoyens, les Verts font bien mieux que résister, il continuer à se renforcer dans tous les districts et quasiment dans toutes communes. Pour la 1ère fois, les Verts ont des élus dans les districts d'Hérens et de Martigny. A l'exception du district d'Entremont où nous enregistrons une belle progression, les Verts ont maintenant des élus dans tous les districts. Au final, ce sont dix élus, dont six femmes, ce que nous tenons particulièrement à relever. Nons seulement les Verts ont été exemplaires dans les candidatures féminines, mais ils l'ont également été dans les résultats.

En obtenant 10 sièges lors de l'élection à la Constituante, les Verts confirment que les questions environnementales comptent dans le discours politique et que la population valaisanne y est sensible. Place maintenant à la Constituante où les Verts vont s'engager avec détermination pour écrire une nouvelle Constitution digne du XXIème siècle.

Jean-Pascal Fournier, président

079 704 69 33

 


votations du 25 novembre 2018 : Les Verts sont très satisfait du net rejet de l'initiative anti-droits humains de l'UDC

publié il y a environ 2 mois

NON à l'initiative anti-droits humains de l'UDC

Les Verts se réjouissent du résultat très clair des urnes. La nette majorité des votant-e-s soutient la protection des minorités, les droits fondamentaux et la démocratie. Elle rejette l’offensive de l’UDC qui remettait en cause des principes fondamentaux de notre état de droit contenus dans la Convention européenne des droits de l’homme, comme par exemple la primauté du droit. Il s’agit là de valeurs vertes cardinales.

OUI à la surveillance des assurés

Les Verts regrettent ce résultat net qui donne de manière disproportionnée les pleins pouvoirs aux assurances privées. Celles-ci pourront désormais violer la sphère privée des assurés les plus faibles, sans même la décision d'un juge. C'est un très mauvais signal donné à la protection de la sphère privée. Par souci de cohérence, la majorité devrait alors soutenir les mêmes mesures de surveillance pour lutter contre la fraude fiscale qui concerne des montants beaucoup plus importants. Les Verts resteront très attentifs à la mise en oeuvre de cette loi. Un suivi devrait pouvoir démontrer si la promesse de « retenue » du Conseil fédéral sera tenue.

Non à l'initiative "Vache à corne"

Les Verts regrettent le refus de l’Initiative vaches à cornes. La Suisse laisse ainsi passer l’occasion de renforcer la protection des animaux par un système incitatif raisonnable. Les Verts s’engageront dans le cadre de la PA22+ pour que le bien-être animal soit mis en exergue et que les paysannes et les paysans soient correctement indemnisé-e-s pour un traitement particulièrement respectueux des animaux.


Les Verts demandent au Conseil d'Etat d'établir un Plan Climat valaisan

publié il y a environ 2 mois

Adaptation du Valais aux changements climatiques. Tout le monde en parle ... les Verts veulent en débattre et agir

Cette semaine, le bureau du Grand conseil valaisan a refusé la proposition des Verts d’organiser une demi-journée de session consacrée aux changements climatiques. Alors que le Conseil d’Etat présentait son Agenda 2030 et que tout le monde parle du climat, quels sont les moyens pour aller au-delà des belles intentions ?

Au cours du dernier siècle, le canton du Valais a enregistré un réchauffement supérieur à la moyenne Suisse. Le Valais est particulièrement exposé au événements climatiques extrêmes tels que le gel de printemps, la canicule, les intempéries hivernales, la fonte des glaciers, la diminution de la biodiversité. Chacun a pu le constater durant l’année écoulée ; le Grand conseil a lui-même été sollicité à diverses reprises afin d’en couvrir les conséquences par les finances publiques. Ces évènements vont se répéter, les scénarios climatiques suisses présentés par la Confédération début novembre l’affirment. Dans ce contexte, les Verts sont d’avis qu’il est nécessaire d’adopter une approche globale de l’adaptation aux changements climatiques incluant l’économie (dont le tourisme), la conservation des ressources naturelles et l’agriculture. Si tout le monde s’accorde pour reconnaître la problématique des changements climatiques dans notre canton, tous les partis politiques n’en font pas une priorité quand il s’agit de passer à l’action. En effet, le Bureau du Grand Conseil a écarté mardi dernier une demande du groupe des Verts qui visait à organiser une demi-journée de session ordinaire sur la thématique de l’adaptation du canton aux changements climatiques. Une occasion manquée par les partis politiques d’ouvrir une large discussion au parlement et de faire des propositions concrètes dans une unité de traitement.

Un large débat est, malgré cette décision, nécessaire. Partant, le groupe des Verts a déposé un postulat demandant au Conseil d’Etat d’établir un Plan Climat Valaisan. Ce plan permettrait la coordination des politiques cantonales à l’aide d’une approche transversale de la protection du climat. Ce plan devrait également fixer des objectifs précis quant à la diminution d'émissions de gaz à effet de serre, principale cause du réchauffement climatique. Cette démarche des Verts répond à l'appel de la Confédération dans ses engagements climatiques et vise à mettre en actes la volonté exprimée du canton en matière d'adaptation aux changements climatiques et de développement durable.

L’Agenda 2030 présenté la semaine dernière par le Conseil d’Etat affiche l’ambition claire de faire du Valais un exemple en matière de développement durable. L’adoption d’un Plan Climat Valaisan constituerait une première mesure d’exécution de cette promesse ; elle serait également l’occasion de lancer le débat souhaité par les Verts.

Thierry Largey
Chef du groupe des Verts 078 649 62 78

Céline Dessimoz
Cheffe de groupe remplaçante des Verts 079 397 27 52


En images

Dès le début, les Verts se sont engagés en faveur d'une révision totale de la Constitution au travers d'une Constituante. Retour en image avec le débat ayant opposé Marylène Volpi Fournier (ex-députée verte et coprésidente du comité d’initiative) à Jérôme Desmeules (député, ex-coprésident de l’UDC du Valais romand).


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