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Résultats de l'élection au Conseil d'Etat : satisfaction des verts vs

publié il y a environ un mois

Durant toute la campagne, les Verts ont toujours dit qu'ils souhaitaient un gouvernement plus appaisé, sans la présence d'Oskar Freysinger. Sur ce point, les Verts sont très satisfaits de la décision du peuple qui a sanctionné l'UDC et son ministre, dont l'action durant 4 ans a été jugée préjudiciable. Les Verts espèrent maintenant que la nouvelle législature qui s'ouvre sera plus constructive et qu'elle permettra de relever les grands défis qui attendent le Valais, notamment l'aménagement du territoire, la politique touristique, la politique énergétique, la politique climatique et environnementale, mais aussi la question de l'intégration des étrangers, les finances publiques et les prestations publiques qui vont avec....Au travers de leur nouveau groupe au Grand Conseil valaisan, les Verts entendent bien participer, de manière constructive, à la remise du canton sur les rails.


Les Verts renoncent au second tour. Ils en appellent à un gouvernement plus engagé écologiquement.

publié il y a environ 2 mois

Les Verts sont satisfaits du résultat obtenu par Thierry Largey

Le Comité des Verts valaisans a pris note avec satisfaction des résultats du 1er tour à l’élection au Conseil d’Etat valaisan. Avec près de 18'000 suffrages, Thierry Largey a obtenu un excellent résultat et il a contribué à la création d’un groupe vert au Grand Conseil valaisan. Le bilan de ce 1er tour est donc positif pour les Verts.

Pas de soutien suffisant des partis pour le maintien de la candidature de Thierry Largey

Lors du 1er tour, les Verts ont toujours soutenu qu’Oskar Freysinger n’était pas intouchable. Cela s’est confirmé dans les urnes. En le sanctionnant lors du 1er tour, la population valaisanne a clairement indiqué qu’elle souhaitait un changement au Conseil d’Etat. Le PLR a confirmé la candidature de Frédéric Favre tandis que le PS a également confirmé la présence de ses 2 candidats au second tour.  

De leur côté, les Verts se sont posés la question de savoir si cette configuration pouvait assurer le changement voulu par le peuple. Ils n’en sont pas certains et continuent de considérer que la voie de la non élection d’Oskar Freysinger dans le district de Sion permettrait d’offrir toutes les garanties, en jouant une seconde partition complémentaire – la règle constitutionnelle qui empêche l’élection de 2 conseillers d’Etat dans le même district. Le premier tour à offert la ceinture, les Verts sont d’avis qu’il aurait été nécessaire d’ajouter les bretelles. De notre point de vue, une candidature verte au second tour ne représenterait aucun danger ni pour le PLR ni pour le PS. Malheureusement, les contacts que nous avons pu avoir entre les deux tours ne nous ont pas permis de sentir un soutien suffisant de la part des autres organes de partis pour maintenir une candidature verte au second tour.

Appel en faveur d’un gouvernement plus engagé écologiquement

Au second tour, rien n’est joué. Le risque d’un statu quo, donc du maintien d’Oskar Freysinger au gouvernement - est réel. En effet, Oskar Freysinger a moins de 2000 voix de retard sur Stéphane Rossini tandis que le candidat PLR doit combler un retard qui n’est pas négligeable. Les Verts valaisans souhaitent le changement, dans le sens d’un futur conseil d’Etat qui prennent mieux en compte les préoccupations écologiques. Dans ce sens, afin de permettre à l’électorat qui partage les préoccupations des verts de se faire une opinion, nous souhaiterions que les candidats au second tour se positionnent sur certaines thématiques qui sont chères aux Verts. Il s’agit notamment de savoir :

-        s’ils soutiennent la loi cantonale d’application sur l’aménagement du territoire ;

-        s’ils soutiennent la stratégie énergétique 2050 ;

-        s’ils entendent lutter pour la préservation globale des terres agricoles par rapport à l’urbanisation ;

-        s’ils entendent se battre pour un assainissement total des terres polluées par le mercure dans le Haut-Valais ;

 

Les Verts espèrent que les candidat-e-s au second tour joueront le jeu en répondant de la façon la plus complète possible à ces interrogations légitimes qui définiront les contours d’un nouveau Valais, plus serein, prêt à relever les défis très importants auquel notre canton sera confronté.

 

Jean-Pascal Fournier, président        


Initiative UDC sur la préférence cantonale : anticonstitutionnelle, électoraliste et inefficace

publié il y a 2 mois

L’initiative de l’UDC sur la préférence cantonale à l’emploi s’inscrit dans la droite ligne de l’application du nouvel article 121a de la Constitution fédérale suite à l’acceptation de l’initiative « NON à l’immigration de masse ».

Pour les Verts, l’initiative de l’UDC valaisanne est anticonstitutionnelle

Les Verts doutent de la constitutionnalité de la démarche dans la mesure où il appartient à la Confédération de mettre en œuvre le nouvel article de la Cst. fédérale. Une modification de la constitution tessinoise dans ce sens n’a pas encore reçu l’approbation de la Confédération. Dans le cas présent, s’agissant d’une modification d’une loi cantonale[1], il est possible d’avoir un contrôle concret de la constitutionnalité. Il s’agira alors de provoquer dans un cas concret un recours pour contrôler la constitutionnalité de ces nouvelles dispositions légales.

Les contradictions de l’UDC valaisanne

En décembre 2016, les Chambres fédérales ont bouclé la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Le projet prévoit de donner la priorité à la main d’œuvre en Suisse par rapport à la main d’œuvre étrangère. Or, à Berne l’UDC a crié à la trahison tandis que, dans les cantons, il lance des initiatives qui reprennent plus ou moins la solution fédérale. Comprenne qui pourra. Il faut y voir là de l’agitation politique à des fins purement électoralistes. 

Un faux problème

L’UDC prétend vouloir combattre le dumping salarial. La législation actuelle garantit déjà que les conditions de travail des travailleurs étrangers ne doivent pas être inférieures aux travailleurs indigènes. Le problème n’est pas là. Il faudrait plutôt renforcer les mesures d’accompagnement en augmentant les contrôles sur le terrain et en prévoyant des sanctions beaucoup plus lourdes pour sanctionner les employeurs suisses qui engagent des travailleurs étrangers en-dessous des minimas salariaux. Or, l’UDC s’oppose constamment au renforcement des mesures d’accompagnement.

Par ailleurs, la proposition de l’UDC ne résout en rien le fait que les travailleurs suisses ne veulent plus travailler dans certaines professions, dont il faudrait revaloriser les conditions de travail. C’est en particulier le cas dans l’hôtellerie et la restauration, le secteur de la construction et l’agriculture. Va-t-on trouver beaucoup de suisses qui vont accepter de travailler dans l’hôtellerie restauration avec un salaire minimum de Frs. 3'417.00 francs ? Va-t-on trouver beaucoup de suisses qui voudront travailler dans l’agriculture avec un salaire horaire minimum de Frs. 13.50 ? Si les employeurs n’engagent pas de travailleurs suisses dans ces branches, c’est que bien souvent ils ne trouvent pas de travailleurs indigènes.

En conclusion, l’initiative de l’UDC est un immense écran de fumée qui est répandu pour faire croire qu’elle s’occupe des problèmes des gens alors que la mesure est d’une part anticonstitutionnelle et d’autre part ne produira pas les effets escomptés.

Jean-Pascal Fournier, président

[1] Loi sur l’emploi et les mesures en faveur des chômeurs (LEMC)


Refus des JO par les Grisons : une décision populaire pleine de sagesse

publié il y a 2 mois

A 60% les citoyen-ne-s des Grisons ont clairement dit NON à l’organisation des Jeux olympiques (JO) d'hiver 2026 malgré le soutien des milieux économiques et des partis bourgeois. Même Davos et St-Moritz, hauts lieux du tourisme, ont refusé de s’engager dans une telle aventure. 

En Valais aussi le projet d’organiser les JO d’hiver est porté par des entrepreneurs et la classe politique. Or, l’organisation des JO d’hiver est un mauvais signal donné au secteur touristique car il fait croire que l’avenir du tourisme se trouve dans les sports d’hiver alors que le marché du ski est en régression et que le réchauffement climatique met toujours plus sous pression ce secteur. Obtenir les JO ne fera de fait que ralentir la nécessaire adaptation structurelle de l’offre touristique en montagne. 

L’organisation des JO s’est de plus toujours soldée par un dépassement massif du budget : 179% en moyenne selon l’étude « Olympic Proportions : Cost and Cost Overrun at the Olympics 1960-2012 », plongeant les régions concernées dans de graves difficultés financières. Il n’y a pas de raisons de croire que la Suisse fera mieux… 

En refusant clairement d’accueillir les JO d’hiver 2026, les citoyen-ne-s des Grisons ont fait preuve de sagesse et leur décision devrait inspirer les citoyen-ne-s valaisan-ne-s lorsqu’ils/elles seront appelé-e-s à se prononcer à leur tour. Pour leur part les Verts valaisans s’engageront pour que ce projet soit refusé en Valais aussi, l’organisation des JO d’hiver étant à la fois une mauvaise réponse aux difficultés rencontrées par le tourisme et une prise de risque inconsidérée en matière de dépenses publiques.


Votation du 12 février 2017 : réactions des verts vs

publié il y a 2 mois

Satisfaction après le NON à la RIE3

Le Non à la RIE III est un coup de semonce adressé aux partis de droite qui se sont laissés embrigader par des milieux économiques dont l’appétit est sans limite. Au risque d’oublier les intérêts de la population et des collectivités publiques locales. Le NON à la RIE III ouvre la voie à une réforme équitable et équilibrée, dont personne ne conteste la nécessité. Grâce au référendum, le Parlement a maintenant la possibilité de l’améliorer. Le mandat de la population est clair : mettre fin aux anciens privilèges fiscaux des entreprises certes, mais d’une part sans occasionner de nouvelles pertes fiscales abyssales pour la Confédération, les cantons et les communes et, d’autre part, sans favoriser la compétition nuisible entre cantons et communes, mais au contraire en encourageant l’équité entre eux. Le Conseil fédéral doit désormais présenter rapidement un nouveau projet.

Naturalisation facilitée de la 3ème génération : un résultat attendu

Il était grand temps d’offrir un accès non bureaucratique à la citoyenneté suisse pour les personnes étrangères qui vivent en Suisse depuis 3 générations. Les Verts attendent de la Confédération, des cantons et des communes qu’ils informent désormais activement ces « suisses sans passeport » sur les nouvelles possibilités de se naturaliser et les exigences requises. Le succès d’aujourd’hui est un signe extrêmement réjouissant pour les Verts, mais en demi-teinte si l’on prend en compte le vote du Haut-Valais.

OUI à FORTA

Les Verts valaisans avaient laissé la liberté de vote sur cet objet. Leur principale critique portait sur le financement, puisque le Parlement fédéral avait baissé la part de l’impôt sur les huiles minérales pour faire supporter plus des 2/3 de l’effort à la caisse générale de la Confédération. Les Verts resteront attentifs à ce que l’on octroie d’avantage de moyens en faveur des piétons, des vélos et des transports publics dans les agglomérations.

Jean-Pascal Fournier, président


En images

Quel sera le visage du nouveau Parlement ? Quels liens entre le législatif et le Conseil d’Etat ? On en parle ce soir avec nos deux invités: Jean-Pascal Fournier, président des Verts du Valais romand (parti qui, avec huit élus, forme désormais un groupe parlementaire) et Cyrille Fauchère, nouveau député, dont le parti, l’UDC, a progressé de deux sièges.


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