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Projection du film "En quête de sens" au Tandem café à Venthône

publié il y a 12 jours

Parce qu’offrir du fendant, c’est bien, mais qu’on voulait aussi sur réunir autour de questionnements fondamentaux dans cette campagne qui vise à Élir les 130 constituants chargés de réécrire un texte justement fondamental, projection du film « en quête de sens » au café Tandem à Venthône.

 


NON à une attaque contre le droit international qui est plus important que jamais !

publié il y a 15 jours

Il y a des enjeux qui dépassent le cadre de la « petite Suisse ». Des défis mondiaux comme le changement climatique, les droits humains, les mouvements migratoires, la fuite devant les guerres et les catastrophes ou les menaces nationalistes ne peuvent être maîtrisés que si la communauté internationale collabore étroitement. C’est pourquoi les règles de droit international négociées au sein de la communauté internationale sont plus importantes que jamais. La Suisse, en tant que petit pays à la fois pauvre en matières premières, mais économiquement très bien inséré dans l’économie mondiale, dépend tout particulièrement de l’ordre juridique international.

Les initiateurs visent principalement la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et les arrêts de sa Cour de justice, qu’ils qualifient de « jugements de juges étrangers ». En s’attaquant à la CEDH, l’initiative de l’UDC est une attaque frontale contre les droits humains qui ne sont pas des droits étrangers, mais des droits universels ; par définition, ils appartiennent à tout le monde et donc, nous suisses, nous pouvons toutes et tous en profiter.

La Convention européenne des droits de l’Homme s’applique à 800 millions de personnes dans 47 États. Elle constitue un véritable système collectif de protection des droits humains. Chaque état porte une part de responsabilité dans sa réussite ou son échec. Le retrait de la Suisse pourrait avoir un effet domino et être suivi par certains États peu enclins à respecter les droits humains. Avec sa tradition humanitaire et en sa qualité de dépositaire des conventions de Genève, la Suisse est engagée sur plusieurs fronts, un peu partout dans le monde, en faveur des droits humains. En adoptant l’initiative pour l’autodétermination, elle mettrait donc en danger précisément les valeurs qui font sa force et son engagement. Elle perdrait toute crédibilité et toute fiabilité. Et elle ferait allègrement le lit des dictateurs de tous poils. Ces derniers pourraient en effet se prévaloir de l’exemple suisse pour affirmer que chez eux aussi, le droit national prime sur le droit international.

Les juges de la CEDH ne sont pas des juges étrangers mais ils sont désignés par les États membres du Conseil de l’Europe dont la Suisse fait partie. Un juge suisse siège actuellement à Strasbourg. L’initiative vise en réalité nos propres juges au tribunal fédéral et leur indépendance en voulant les empêcher d’appliquer la CEDH pour protéger nos droits fondamentaux, comme par exemple le droit à la vie, le droit à un procès équitable, la protection contre les traitements inhumains, le droit à la sphère privée, à la liberté de conscience et de religion, la liberté d’expression et d’association, le droit au mariage et à la famille, …

Aujourd’hui encore, les droits de certaines personnes en Suisse ne sont pas garantis. Celles-ci sont certes minoritaires, mais qui peut m’assurer que mon enfant avec handicap, mes parents souffrant de sénilité ou mon collègue italophone n’appartiendront pas un jour à une minorité dont les droits devront être défendus ? La force d’un pays se mesure à sa manière de traiter les plus faibles. Les droits ne sont pas une évidence. La plus grande force des droits humains est en même temps sa plus grande faiblesse : tant que les droits sont préservés, comme c’est le cas aujourd’hui pour une majorité de la population en Suisse, leur existence passe inaperçue ou parait aller de soi. C’est seulement lorsque les droits sont restreints que l’on prend conscience de leur importance. Ce sont nos droits : nous devons les connaître et les protéger.

Dans une démocratie au plein sens du terme, le pouvoir de la majorité est toujours limité par des contre-pouvoirs, par exemple les tribunaux ou les droits humains. Se servir des droits populaires pour chercher à bouleverser cet équilibre ne renforce pas la démocratie mais mène au contraire à sa dissolution.

Jean-Pascal Fournier, président


Découvrez nos 8 listes et nos 79 candidat-e-s

publié il y a environ un mois

Nouvelle stratégie de l'aéroport de Sion : un miroir aux alouettes

publié il y a environ un mois

Pour les Verts, si l’on excepte le changement de statut et de gouvernance de l’aéroport, la « nouvelle » stratégie de développement de l’aéroport de Sion n’en est pas réellement une puisqu’elle perpétue le modèle d’un aéroport civil financé majoritairement par de l’argent public pour un impact marginal sur le développement touristique du canton.

Des conséquences financières importantes à charge du contribuable sédunois et valaisan

Le retrait de l’armée de l’aéroport de Sion aura un impact financier très important pour les collectivités publiques qui en assument le financement, soit la Ville de Sion et le canton. Selon le rapport du professeure Laure Athias[1], le déficit généré par ce départ est estimé à 8 à 10 millions de francs par an. A ce stade, ce sont les contribuables sédunois et valaisans qui trinqueront pour boucher le trou. Du côté des infrastructures, le rapport pointe du doigt la nécessité d’investir d’importants montants pour mettre à niveau les installations, notamment les voies de roulement. On peut s’étonner à cet égard que la Ville et le canton aient décidé en 2017 déjà d’investir 6.5 millions pour ces rénovations, alors que la stratégie n’était même pas arrêtée. Les Verts avaient d’ailleurs demandé en vain au législatif de la Ville un moratoire sur les investissements à l’aéroport en attendant la définition d’une nouvelle stratégie.

Un impact faible sur le développement touristique

La moyenne de touristes transitant par l’aéroport de Sion est de 25'000 par an. Si l’on met se chiffre en rapport avec les 14 millions de nuitées annuelles réalisées par la branche touristique valaisanne, on mesure le marché de niche que constitue l’aéroport de Sion.

Ces vingt-cinq dernières années, les autorités n'ont pas ménagé leurs efforts pour faire décoller l'aéroport de Sion. Ce ne sont pas moins de 80 millions[2] d'argent public qui ont été consacrés entre frais de fonctionnement et investissements. Rien n'y fait : le nombre de passagers stagne.

De nombreuses incertitudes et, au final, des risques importants pour les collectivités publiques

Le départ de l’armée de l’aéroport de Sion entraine de nombreuses incertitudes sur le périmètre de l’activité civile de l’aéroport (point 5.2.1 du rapport Athias). Il faut en effet rappeler que l’armée va rester propriétaire des terrains de l’aérodrome militaire et que l’on ne connaît actuellement ni le périmètre ni les conditions d’utilisation de ces terrains. En outre, l’activité militaire résiduelle, à la fois au sol et aérienne, est source d’incertitude pour la rentabilité de l’aéroport (point 5.2.2.9 du rapport Athias, p. 29-30)

Par ailleurs, il saute aux yeux qu’avec 25'000 passagers, l’aéroport de Sion est très loin du seuil de rentabilité (point 5.2.2 du rapport Athias).  Il n’échappera certainement à personne que des aéroports tels que Berne ou Lugano traversent d’importantes difficultés économiques.

Le valais ferait mieux de miser sur le développement de ses liaisons ferroviaires

Alors, le Valais touristique a-t-il besoin de l’aéroport de Sion pour assurer son développement ? A cette question, les Verts partagent l’avis de Vincent Kaufmann - professeur de sociologie urbaine et d’analyse de la mobilité à l’EPFL, qui s’exprimait récemment encore dans le Nouvelliste[3] en disant que le valais avait intérêt à privilégier un développement de l’offre de liaison ferroviaire au niveau national et international.

Jean-Pascal Fournier, Président

079 704 69 33                                                                                                                       

[1] https://www.vs.ch/documents/529400/4295434/Rapport+Athias/83289a63-3dde-430f-917a-375fac258ab8

[2] Déficit annuel : 2 millions ; investissements annuels moyens : 400'000.00 ; construction de l’aérogare : 20 millions

[3] Nouvelliste du 3 octobre 2018, p. 3


Les Verts valaisans lancent leur campagne pour la Constituante

publié il y a environ 2 mois

Les Verts valaisans ont entendu le message adressé par la population valaisanne en faveur d’une Assemblée constituante. Ils ont déposé 8 listes composées d’un nombre record de candidat-e-s, 79 candidat-e-s, dont une majorité de femmes, essentiellement issus de la société civile. Les Verts valaisans lancent aujourd’hui leur campagne pour la constituante en plaidant pour la redéfinition d’un nouveau contrat social qui permette d’inscrire les valeurs du développement durable au cœur de la Constitution valaisanne afin de permettre aux générations futures d’assumer leur propre destin commun, lié à l’ensemble des habitants de la planète.

Les Verts ont entendu le message de la population en faveur d’une assemblée citoyenne

Les Verts ont participé dès le départ au lancement de l’initiative pour une révision totale de la Constitution par une Constituante. Ils ont toujours soutenu l’idée que la révision de notre Charte fondamentale devait se faire par une Assemblée citoyenne et non pas par un Grand Conseil bis. La population valaisanne a clairement validé cette façon de voir. Les Verts valaisans ont totalement respecté ce choix en ouvrant largement leurs listes à des gens qui partagent leurs valeurs tout en ne souhaitant pas forcément être membres du parti. Ainsi, sur les 79 candidats présentés, 75 n’exercent aucun mandat politique, 43 ne sont pas formellement membres des Verts. La moyenne d’âge est de 48 ans, avec des candidats qui vont de 18 ans à 75 ans. Il faut relever que c’est la première fois que les Verts présentent autant de candidats sur tous les districts du Valais romand, ce qui démontre l’intérêt porté aux thématiques défendues par les Verts[1].

Pour les Verts, les femmes doivent avoir les mêmes chances que les hommes

Plus de 30 ans après l’inscription du principe d’égalité dans la Constitution fédérale, les femmes ne sont dans les faits pas encore totalement l’égal des hommes. Sur le plan politique, cela se traduit souvent par une présence très minoritaire des femmes sur les listes électorales, ce qui réduit mathématiquement leur chance d’être élues. Pour l’élection à la Constituante, le pourcentage global des femmes candidates, toutes listes confondues, s’élève à 35 %. Ce chiffre est totalement insuffisant. Afin de donner plus de chance aux femmes, les Verts valaisans se sont largement employés à les convaincre de se présenter sur leurs listes. Avec 42 femmes sur 79 candidats, les verts présentent la liste la plus féminine. Ils démontrent par là-même que lorsque l’on veut, on peut !

Un nouveau contrat social qui engage toutes les valaisannes et les valaisans

La Constitution cantonale actuelle est d’un autre siècle et ne correspond plus à la société actuelle. La population a presque triplé depuis 1907. L’activité agricole, encore dominante à l’époque, a laissé la place à l’industrie et aux services. Le canton s’est fortement urbanisé tant dans la plaine du Rhône et ses alentours que dans les stations de montagne. Les réseaux de transport comme de circulation de l’information (internet) ont changé profondément nos rapports avec le monde extérieur. Les flux migratoires se sont accrus et les structures sociétales se sont modifiées (émancipation des femmes, évolution des modèles familiaux, vieillissement de la population, etc.). La réécriture de la nouvelle Constitution doit être l’occasion de tenir compte de ces évolutions qui ont complètement transformé le visage du Valais.

3 grands axes de réflexion autour de valeurs vertes

Une nouvelle organisation territoriale et politique

  • Il y a lieu de repenser le Valais en régions comme entités politiques et territoriales.
  • L’agglomération comme entité supra-communale est nécessaire au traitement de problématique comme l’aménagement du territoire, son mitage, la mobilité (motorisée, douce et les transports en commun), la prise en charge des personnes âgées, les grandes infrastructures régionales, etc.
  • Le nombre des députés et suppléants du Grand Conseil doit être adapté. Par contre, dans notre relation avec l’Etat fédéral, il est nécessaire de renforcer le pouvoir exécutif cantonal
  • Le canton du Valais est riche de deux cultures et de deux langues. Les rapports politiques entre les deux parties du canton sont à repenser en termes de protection et de représentativité de chacune d’elle dans les organes politiques.

 Garantie et extension des droits des citoyens

  • La notion de citoyen a beaucoup évolué dans le temps. Les révisions de constitutions ont très souvent donné l’occasion d’étendre les droits des citoyens. Il est temps de reconnaître des droits fondamentaux aux enfants, de garantir des droits pour les aînés, les personnes en situation de handicap ou les minorités culturelles et ethniques, etc…
  • Chaque citoyen « numérique » doit voir sa sphère privée garantie (protection des données).
  • Le principe de l’égalité entre individus dans une démocratie moderne n’est pas toujours réalisé. Il est temps de se doter d’outils pour reconnaître l’égalité des confessions, l’égalité de fait des modes de vie, de concrétiser l’égalité entre homme et femme et d’étendre l’égalité des chances dans l’accession à l’information (transparence) et à la formation.
  • Le principe de solidarité doit garantir un bon filet social pour chaque individu.

 Le principe du développement durable

  • Les changements climatiques appellent une profonde réflexion sur l’action de l’Etat et des individus. Le principe de l’économicité des ressources naturelles et le principe de la durabilité de leur utilisation doivent être inscrits dans notre Constitution cantonale et orienter toutes les actions de l’Etat.
  • L’eau, la terre, l’air et ses paysages sont des ressources naturelles que l’Etat doit préserver afin d’en garantir l’accès pour tous, afin d’assurer leur qualité et leur durabilité, de même que les retombées économiques de leur utilisation pour la collectivité. De ce fait, la protection des paysages, la préservation de la biodiversité, l’utilisation rationnelle de l’énergie, la production des énergies renouvelables, le développement d’une économie durable et solidaire, la promotion d’une agriculture et d’un tourisme éco-responsable sont des domaines dans lesquels l’Etat doit intervenir en posant les principes du développement durable.
  • Le principe de la durabilité dans la gestion des finances publiques est à garantir pour ne pas reporter les problèmes sur les générations futures. La Constitution doit également prévoir pour les personnes morales et physiques l’inscription du principe d’une fiscalité éco-responsable (système de bonus/malus pour les choix individuels respectant le développement durable et l’économicité des ressources naturelles)

Appel à la majorité silencieuse

Il ne faut pas se résigner à ce que le plus grand parti de notre canton soit le parti des abstentionnistes. Il s’agit d’une majorité silencieuse de 40 à 50% de personnes ayant le droit de vote, mais n’exprimant nullement son avis par dépit, par manque d’intérêt ou même pour protester. L’élection de la Constituante représente une chance unique dans la vie d’un citoyen de pouvoir choisir les personnes qui auront la charge de réécrire la Charte fondamentale, celle qui doit unir toutes les valaisannes et les valaisans. Le fait que le peuple suisse soit appelé à voter le 25 novembre 2018 pour un scrutin essentiel, celui contre les juges étrangers, devrait permettre de garantir une participation populaire à la hausse.

[1] Par rapport à l’élection au Grand Conseil de 2017, le nombre de candidats pour les Verts a plus que doublé.


En images

Dès le début, les Verts se sont engagés en faveur d'une révision totale de la Constitution au travers d'une Constituante. Retour en image avec le débat ayant opposé Marylène Volpi Fournier (ex-députée verte et coprésidente du comité d’initiative) à Jérôme Desmeules (député, ex-coprésident de l’UDC du Valais romand).


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