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Question écrite des verts sédunois concernant le mobilier urbain destiné à favoriser l'autonomie des aînés

publié il y a 20 jours

La génération des baby boomer aura 80 ans entre 2025 et 2045. Pour répondre aux besoins croissants de cette catégorie de la population, la Ville de Sion se doit de se saisir de cette problématique notamment en anticipant les besoins sociaux, financiers et urbanistiques afin d’améliorer leur cadre de vie.

Un des besoins sociaux prégnant qui est relevé dans les études sociologiques sur la question reste celui de l’autonomie. En effet, pour éviter l’isolement social de nos aînés, ces derniers doivent pouvoir se mouvoir dans notre ville de manière autonome. Pour ce faire, une réflexion sur le mobilier urbain est nécessaire et indispensable.

Il ne suffit pas de créer des lieux de rencontres, de contacts et d’échanges pour les aînés si ces derniers ne peuvent s’y rendre de manière autonome. Nombre d’obstacles peuvent se dresser sur le trajet leur permettant de rejoindre un lieu de socialisation. Avec l’âge, l’usage d’une voiture devient parfois difficile et le déplacement à pied ou en transports publics devient une obligation.

En moyenne, une personne âgée ne peut marcher que 300 à 500 mètres environ avant de devoir faire une pause[1], donc de devoir s’asseoir. Ainsi, ajouter un banc permet à celle-ci de conserver son autonomie dans les déplacements. Encore faut-il connaître les parcours des aînés pour gérer au mieux les emplacements dévolus aux bancs ? Une étude note, que l’absence de banc peut empêcher un.e aîné.e d’aller faire son marché ou d’acheter son pain, le choix des emplacements s’avèrent donc crucial.

Concernant l’utilisation des transports publics, l’action « Transportez-vous ! » de la Ville de Besançon pourrait être inspirante pour la Ville de Sion. Cette action propose des accompagnements individualisés, par des jeunes, pour faire découvrir aux personnes âgées les moyens de transport de l’agglomération. Au-delà de cette action ponctuelle, Besançon a réfléchi pour que perdure l’expérience, grâce à des bénévoles, et que soient organisées des sorties de groupe pour aider les aînés à ne plus avoir peur de ses modes de transport.

Écouter nos aînés pour connaître leurs besoins, y répondre en ciblant nos actions, telle serait une démarche stimulante pour montrer à nos aînés qu’ils font partie à part entière de la vie sociale de notre Ville.

Qu’est-ce que la Ville prévoit en matière de mobilier urbain pour permettre à nos aînés de conserver leur autonomie ?

Dans quelle mesure la Ville va mettre en place un dispositif de type participatif afin de consulter les aînés sur leurs besoins dans ce domaine ?


[1] https://villesamiesdesaines-rf.fr/files/presse/300/352-penser-la-ville-pour-les-personnes-agees.pdf


Question écrite des verts sédunois sur l'avenir archéologique de la Ville de Sion

publié il y a 20 jours

Au printemps 2017, l’archéologue cantonale et son équipe mettaient au jour sur le site de Don Bosco la tombe d’un guerrier datant de 700 ans avant Jésus-Christ. A la fin juin sous la tombe de ce même guerrier, c’est un dolmen de 3000 avant Jésus-Christ qui se révèle aux mêmes scientifiques. Dans un article du Nouvelliste, l’archéologue cantonale, toujours elle, déclarait : « Un des mes objectifs, au moment d’accéder au poste d’archéologue était de populariser la branche, arrêter de faire de l’archéologie pour les archéologues, en ouvrant au public les chantiers. Je me réjouis de voir la fierté des Valaisans quand ils apprennent que leurs terres recèlent des vestiges unanimement reconnus par la communauté scientifique internationale »

Au-delà des propos de l’archéologue cantonale, on peut se demander ce qu’il advient ou va advenir de ces, osons les mots, merveilles historiques régulièrement mises à jour dans notre commune. Une fois découvertes, sont-elles suffisamment valorisées… On ne peut que déplorer par exemple, le traitement peu gratifiant dont bénéficie la basilique funéraire de Sous-le-Scex. La même remarque est applicable aux vestiges décelés dans le quartier de Saint-Guérin, l’extraordinaire découverte située dans la région de Don Bosco, sans oublier les trésors que recèle le sous-sol dans la zone de l’ancien arsenal.

Une fois le travail des archéologues accompli, les vestiges sont recouverts par un gravier protecteur ou alors submergés par la construction d’un parking. Est-ce la meilleure façon de les mettre en valeur ? Tout en évitant la « disneylandisation de ces vestiges », dixit l’archéologue cantonale, ne pourrait-on pas réellement les valoriser. En guise d’exemple, il est peut-être bon de se référer au projet « 10.000 ans sous la terre » qui avait proposé à la population et aux touristes « une immortelle randonnée », à savoir une balade dans notre ville à la découverte de différentes nécropoles, bientôt, hélas recouvertes par des constructions sans rapport avec ce passé ancien.

Ne pourrait ou ne devrait-on pas s’inspirer de la commune de Martigny qui s’est efforcée de préserver au mieux les vestiges de l’époque romaine recelés dans son sous-sol ? Sans être idéales, les solutions appliquées dans le cadre de cette cité constituent un premier pas intéressant.

La question aujourd’hui est de savoir ce que nos autorités imaginent faire à l’avenir de ces magnifiques découvertes. Comment pensent-elles les mettre en valeur, en faire une plus-value touristique ? Il est des villes qui attirent les touristes avec des vestiges historiques bien moins dignes d’intérêt que ceux mis à jour dans notre cité…


Les Verts sédunois interpellent la Municipalité sur le projet "Cour de Gare" et ses exigences environnementales et sociales

publié il y a 20 jours

A partir de janvier 2019, débutera la construction du premier des six immeubles prévus sur « le cour de gare ». Au vu de sa dimension future, on peut considérer qu’il s’agit de la genèse d’un véritable quartier reliant le centre ville à la zone des Ronquoz appelée, elle aussi, à se transformer dans le courant de ces prochaines années en un quartier mixte. Le « cour de gare » et les Ronquoz font partie sans conteste de ce que d’aucun décrivent comme le futur de la ville.

En ce qui concerne les Ronquoz, nos autorités, dans un souci de réaliser un quartier qui réponde au bien-être de la population, ont pris la peine de l’associer au devenir de ce secteur par une démarche participative. On imagine que, par capilarité, les résultats de cette démarche auront un effet sur l’aménagement final du cour de gare. Prochainement en construction ce nouveau quartier devrait répondre à un certain nombre de critères sur le plan environnemental, mais également sur un plan énergétique et social.

En 2015, le Conseil général a bénéficié d’une présentation globale du projet cour de gare. A cette période, les représentants de la ville affirmaient que les futurs bâtiments seraient construits dans le respect de l’environnement. En parcourant le site des promoteurs actuels, ils semblent que cette exigence soit prise en compte. Il y est indiqué que « les immeubles de Cour de Gare comme les divers équipements prévus visent le standing Minergie P, la garantie d’une utilisation respectueuse et efficace de l’énergie. Le système de chauffage global s’appuiera dans un premier temps sur le gaz et des pompes à chaleur, et devrait à terme être raccordé à un système de chauffage à distance. ». A l’heure actuelle la question se pose de savoir si cet engagement est toujours d’actualité et si l’on va passer du conditionnel « devrait » au futur « devra ». Comment la commune peut-elle ou s’est-elle assurée que ces normes environnementales seront bel et bien suivies jusqu’au terme du projet ?

En ce qui concerne le bien-être des occupants, maintenant, une place de jeu est prévue. Sa surface de 300m2 suffira-t-elle à accueillir l’ensemble des enfants qui habiteront ce nouveau quartier ? Il est important de rappeler ici, d’une part que la commune vient d’obtenir un renouvellement du label « Commune amie des enfants » attribuée par l’UNICEF et d’autre part que le RCCZ précise à l’article 43 : «  sauf en cas d’impossibilité matérielle, une place de jeux pour enfants sera exigée pour toute habitation collective (de 4 appartements et plus) à raison de 15m2 par logement (à l’exception des studios 1 pièce). Ce règlement sera-t-il appliqué à la lettre pour le cour de gare ou les promoteurs bénéficieront-ils d’une dérogation comme cela a été le cas pour le bâtiment de la Matze  et vraisemblablement pour certains immeubles construits récemment le long de la rue du Rawyl ?

Au niveau du confort de la future population du cour de gare, enfin, l’aménagement d’un véritable mobilier urbain ne semble pas être à l’ordre du jour. En ce qui concerne la végétalisation, excepté quelques arbres épars, rien d’autre ne parait être envisagé. Dans quelle mesure, la commune ne devrait-elle pas, dans ce domaine également se montrer incitative en proposant aux promoteurs d’entrer dans une ou plusieurs démarches prônées par le projet « acclimatasion » ?…

Sur leur site, toujours, les promoteurs assurent que la variété des typologies d’appartements prendra ainsi en considération les diverses tendances en matière d’habitat. Faut-il entendre par là qu’ils ont prévu une forme de mixité des logements permettant, non seulement à des étudiants de la future HES, mais aussi aux diverses couches sociales d’y avoir accès.

Concernant ce projet d’autres questions méritent d’être soulevées :

  • Les futures surfaces commerciales mises à disposition ne vont-elles pas encourager les commerçant actuels du Grand-Pont à déménager sur le cour de gare, un lieu de passage très fréquentés dans notre cité ?
  • Face à la nécessité d’ouvrir de nouvelles places de crèches ou de renforcer les offres d’UAPE, notre commune pense-t-elle se porter acquéreuse d’un ou plusieurs locaux destinés à cette fonction ?

Le groupe des Verts accordent de l’importance à ces différents facteurs en lien avec la construction d’un nouveau quartier. A travers la série de questions et de constats précédents, nous désirerions savoir si nos autorités partagent nos préoccupations et si elles pensent ou peuvent encore influencer d’une manière quelconque la prise en compte des différents aspects qui viennent d’être soulevés. On peut se demander finalement si une deuxième présentation de ce projet au Conseil Général ne s’avèrerait pas nécessaire.


Place de tir de Pra Bardy : l'activité des militaires est-elles encore compatible avec une zone urbanisée ?

publié il y a 20 jours

Lors du Conseil Général de la Ville de Sion du mois de septembre 2018, les Verts sédunois ont interpellé la Municipalité sur la place de tir de Pra Bardy.

En 2018, la police militaire, contrairement à ce qui était d’usage par le passé, a planifié l’utilisation de la place de tir de Pra Bardy à 100% de sa capacité. Cette décision impacte fortement la qualité de vie des riverains. Le bruit répété des armes à feu dépasse significativement les valeurs limites fixées par l’ordonnance fédérale contre le bruit. Etant donné ces conditions particulières, cette zone d’habitation créée par la commune de Sion n’aurait-elle pas dû être affectée à un usage moins sensible au bruit ? On peut dans un premier temps se demander si toutes les exigences requises ont été soigneusement examinées avant d’autoriser la construction d’habitats dans ce secteur. De cette nouvelle situation découlent un certain nombre de questions :

  • La commune de Sion, compte-t-elle intervenir auprès de l’autorité militaire afin que cette dernière respecte les conditions posées par l’ordonnance fédérale contre le bruit ?
  • En cas de refus de l’armée, nos autorités envisagent-elles de changer cette zone d’affectation et par la même de dédommager les propriétaires actuels ?
  • La ville peut-elle, actuellement encore, délivrer des permis de construire dans cette zone en toute légalité ?

A noter, encore que l’utilisation à 100% de la place de tir de Pra Bardy occasionne également des nuisances pour les personnes qui fréquentent les campings voisins, pour les habitants de notre cité ou pour les touristes qui désirent se baigner et passer un moment agréable dans la zone des îles. On peut, aujourd’hui sans trop s’avancer, estimer que le bruit, quasi quotidien, provoqué par les armes de la police militaire ne constitue pas la meilleure des cartes de visite pour notre commune…


Des boîtes à mégots bientôt dans les rues de Sion ?

publié il y a 21 jours

Ce mardi 4 septembre 2018, le conseil général de Sion a accepté le postulat du groupe de verts portant sur l’installation de boîte à mégots dans les quartiers le plus fréquentés de la ville. Ces boîtes se veulent interactives : elles interpellent le fumeur en lui posant des questions du type : êtes-vous plutôt lac ou montagne ? si la réponse est « lac » le fumeur dépose son mégot dans le compartiment de gauche et sinon dans celui de droite ; j’arrête de fumer en 2018, oui / non ? La mesure vise à inciter les fumeurs à être responsable par rapport à l’environnement.

Qui n’a pas un jour pesté contre les mégots de cigarettes qui jonchent les rues de notre ville ? qui n’a pas essayé un jour de compter ces mêmes mégots ? 200 entre le quartier de Vissigen et la ville. Combien dans des places en gravier ou verres recyclés ? Les mégots représentent 2.3 millions de tonnes de déchets qu’on retrouve partiellement dans les rues, cours d’eau de notre pays.

Les effets sur l’environnement sont bien connus : 1 seul mégot est susceptible de polluer 500 litres d’eau. Il n’est pas biodégradable, il faut entre 12 et 15 ans pour qu’il se dégrade complètement. Les mégots contiennent des plastiques comme l’acétate de cellulose (viscose) et plus de 8500 substances toxiques.  

Les mesures préconisées pour endiguer ce phénomène sont nombreuses : amendes, cendriers portatifs, interdiction de fumer sur certaines places, taxe détritus, etc.

Le postulat proposé par le groupe des verts s’inscrit dans une autre logique celle de la participation et de la responsabilité individuelle. L’idée est d’expérimenter pendant une durée de 6 à 9 mois des boîtes à mégots dans des lieux où on observe une grande concentration de mégots : proche de la gare, de jardins publics, lors de manifestations. Cette question doit être étudiée avec les services concernés afin de choisir les meilleurs emplacements et surtout pour évaluer si cette action conduit à l’effet escompté. Une expérience en Angleterre a montré une diminution de 46% des mégots dans les zones où étaient proposés ces boîtes à mégots.

Cette boîte se veut vraiment interactive. La question figurant sur ces boîtes est non partisane, non clivante, elle peut être changée régulièrement, pour favoriser l’interactivité, voire l’implication d’habitants du quartier en question.  

 Contacts:

  •  Mabillard Jean-Paul, chef de groupe conseiller général vert
  •  Alexandre Dubuis conseiller général vert Sion 079 525 85 45

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Débat sur les initiatives alimentaires en votation le 23 septembre prochain. Comment produire de manière plus durable et équitable? Comment renforcer la production suisse?

On en parle avec :

Fernand Cuche, ancien conseiller d’État neuchâtelois
Jean-Pascal Fournier, président des Vert valaisans

Géraldine Marchand-Balet, conseillère nationale démocrate-chrétienne
David Crettenand, député libéral-radical au Grand Conseil valaisan


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