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Centrale nucléaire du Bugey

Après la catastrophe de Tchernobyl, le lobby nucléaire avait assuré qu’un accident nucléaire de 7 sur une échelle de 7 n’était pas possible chez nous, nos centrales n’étant pas du même type, la sécurité étant optimale ici, etc. Et puis l’accident de Fukushima, autre incident de degré 7, est arrivé, dans un pays industrialisé à la pointe du progrès, réputé sûr, où un accident nucléaire était inimaginable. Que nous apprend-il ?

• Qu’une centrale nucléaire n’est pas protégée à 100% contre une catastrophe naturelle. Or celles ci surviennent de plus en plus souvent, et pas loin de chez nous.

• Que la gestion d’une centrale nucléaire n’est jamais transparente, les sommes en jeu étant considérables, l’actualité nous le prouve, tous les jours on en apprend un peu plus sur les dessous pas très chics de l’accident de Fukushima.

• Que l’électricité produite n’est bon marché que parce qu’elle ne reflète pas tous les coûts, la gestion des déchets est renvoyée aux générations futures, les risques liés aux accidents ne sont pas couverts par les assurances, et qu’elle est encore largement subventionnée.

La Ville de Sion est propriétaire d’un bout de la centrale nucléaire du Bugey, une centrale vieillissante qui en devient par là même inquiétante. En effet, la vie d’une centrale nucléaire n’est pas illimitée. Et 40 ans, c’est l’âge de la centrale du Bugey, est un âge respectable où il faut penser à la retraite.

L’AdG n’aimerait pas que la Ville, et la collectivité, doive payer les conséquences d’un éventuel accident nucléaire, qui coûterait nettement plus cher que 2 milions par année, ce que rapporte la centrale à la ville de Sion.

C’est pourquoi l’AdG dépose ce soir un postulat demandant à la municipalité d’étudier la possibilité de sortir du capital action de la centrale nucléaire du Bugey à l’horizon 2025 à raison d’environ 10% par année et d’investir ce capital dans des énergies propres et renouvelables.

Si les milliards de francs investis depuis 60 ans dans cette industrie dangereuse l’avaient été dans des énergies propres et renouvelables, ce n’est pas 40 % d’énergie nucléaire que nous consommerions, mais 40% d’énergie verte.

Réseaux de fibres optiques à Sion

Selon l’Union des villes suisses , les capacités de télécommunication d’une ville doit être conforme aux besoins de la population. Or ces besoins augmentent tellement que les capacités de transmissions ne pourront bientôt plus être assurées que par les fibres optiques. Pour ne pas générer des coûts inutiles pour l’économie publique, la mise en place de cette infrastructure doit se faire, si possible, de manière coordonnée entre les entreprises communales de distribution d’énergie et les entreprises du secteur des télécommunications par des conventions de partenariat. Or à Sion, Netcom Sion SA n’a pas voulu collaborer avec Swisscom SA, avec comme conséquence le développement de deux réseaux de fibres optiques en parallèle, l’un géré par Netcom Sion SA et l’autre par Swisscom SA. Si ces deux entreprise se font concurrence, comment la municipalité évalue-t-elle les chances de succès du David NetCom le Goliath Swisscom?

Un-e délégué-e à l’énergie

Etant donné que le Conseil Général a donné de gros moyens à la municipalité pour investir dans des projets d’énergie renouvelable, et que pour le moment il n’y en a pas beaucoup de réalisés, l’AdG pose la question à la municipalité si un ou une délégué-e à l’énergie, qui aurait entre autres comme mission de trouver de tels projets, ne serait pas plus à même de faire avancer ce dossier ?

Je vous remercie de votre attention et de vos réponses.

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