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Le rapport d'août 2005 du DSSE relatif à "La prise en charge des personnes âgées dépendantes" présentait - outre des considérations d'ordre général sur le vieillissement démographique, les bases législatives et les différents types de prise en charge - un état des lieux.

Le nombre de personnes âgées, tributaires de soins, et notamment celles souffrant de la maladie d'Alzheimer, de démence vasculaire et autres démences (reconnues depuis longtemps comme un des principaux problèmes de santé des personnes âgées), va croître ces prochaines années compte tenu du vieillissement des cohortes du baby-boom en Suisse (1943 à 1950 baby-boomers de l'époque de la guerre, 1957 à 1966 baby-boomers du bien-être).

Selon les dernières statistiques et estimations connues de l'Association Alzheimer Suisse et les extrapolations pour le Valais, il y aurait en Valais:

  • 3'560 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou autres démences dont 1'420 en institution et 2'140 à domicile et 860 nouveaux cas chaque année,
  • 2'000 malades et leurs proches doivent vivre avec la maladie à domicile,
  • 2'300 malades n'ont pas accès à des traitements médicamenteux spécifiques,
  • 2'600 malades n'ont pas accès à des traitements non médicamenteux spécifiques,
  • 1'300 malades à domicile n'ont pas de prescription du médecin pour les services de soins à domicile ou n'y ont pas recours.

Cet état de fait représente un énorme défi de politique sanitaire, où le prendre-soin des malades va devenir une notion encore plus forte que la prise en charge de ceux-ci. Tout en constatant que la situation d'une certaine façon s'est améliorée en Valais (bien des EMS ont des possibilités de recevoir les malades d'Alzheimer et autres démences, qui ne vivent plus en hôpital, comme c'est encore le cas dans d'autres cantons), le Valais peut et doit cependant faire mieux :

  • trop peu de malades vivant à la maison trouvent accès à une place d'accueil temporaire à la journée dans un foyer de jour ou dans un home,
  • bien des malades vivant à la maison avec leurs proches ont un soutien insuffisant, par manque d'infrastructures et de services adéquats (CMS, aides familiales, etc.).
  • trop peu de malades vivant à la maison ont un accès à un lit de répit (de vacances) dans un home, de manière à permettre à leurs proches de prendre des vacances,
  • bien des homes n'ont pas des dispositions architecturales adéquates pour recevoir nos aînés et en particulier les personnes souffrant d'Alzheimer et autres démences (accès à un endroit calme, une terrasse, un jardin protégé, etc.), pour faire de leur dernière demeure un véritable lieu de vie.

Compte tenu de l'évolution de la maladie d'Alzheimer et autres démences, il devient nécessaire de revoir la situation et, en particulier, de définir les actions prioritaires et concrètes d'amélioration en passant d'une philosophie de prise en charge à une philosophie de prendre-soin à tous les niveaux (CMS, hôpitaux, EMS, etc.). Le prendre-soin vise à aider la personne à améliorer sa santé, son bien-être, ses capacités, à les maintenir et accompagne toujours la personne en tant qu'homme vivant confronté à la maladie, en tant qu'homme vivant confronté à la perspective de la mort, en tant qu'homme vivant ces expériences, et non en tant que mourant. Dans ce contexte, les patients disposent de plus de droits, les soignants de plus de devoirs.

Il en va du respect des buts de la loi sur la santé publique notamment de la sauvegarde de la santé humaine, dans le respect de la liberté, de la dignité, de l'intégrité et de l'égalité des personnes.

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