Détail de l'intervention

14.12.2005 par Grégoire Raboud

Le Conseil d’Etat est prié de s’engager avec détermination dans le soutien aux économies d’énergie et aux sources d’énergie renouvelables en consacrant des moyens supplémentaires conséquents avec comme objectif une sécurité économique durable.

Il ne fait plus aucun doute que l’économie mondiale est rentrée dans l’après pétrole. A moins de prendre des mesures radicales, la transition risque d’être marquée par une insécurité politique, économique et sociale. Les spécialistes du pétrole prévoient un pic de production pour 2010 ou 2015, date à partir de laquelle la production diminuera continuellement jusqu’à épuisement dans un contexte de hausse de la demande, à cause notamment des pays émergents comme la Chine et l’Inde pour n’en citer que deux.

Cette phase de décroissance de la production, appelée déplétion, sera accompagnée d’une hausse logique des prix qui mettra en péril nombre de secteurs économiques.

Afin d’assurer une transition la moins douloureuse possible, il est de la responsabilité des politiciens valaisans de prévoir l’avenir et de s’y préparer. Consacrer des moyens supplémentaires conséquents dans les économies d’énergie (isolation des bâtiments, fonds de rénovation, efficience énergétique) ainsi que dans les énergies renouvelables (turbinage des eaux potables, solaire thermique, bois-énergie,…) est moins une dépense qu’un investissement rentable et durable.

D’un point de vue économique, la charge liée à la consommation de mazout sera moindre, de même que celle d’électricité ; toute électricité épargnée pourra être de plus valorisée par sa vente à l’extérieur. Les entreprises locales (PME d’isolation, de rénovation, d’installations, et entreprises de triages forestiers) profiteront de ce marché en expansion et verront ainsi leur compétitivité améliorée.

D’un point de vue social, le secteur de l’énergie assurera des emplois durables ainsi qu’un savoir-faire exportable. D’un point de vue politique, les conflits liés à une pénurie de pétrole seront d’autant plus atténués que le Valais se sera rendu moins dépendant par un engagement volontaire dans des solutions alternatives, renouvelables, durables.

D’un point de vue environnemental, la diminution de la consommation de produits pétroliers et la valorisation du bois-énergie entraîneront une diminution proportionnelle d’émissions de gaz à effet de serre. Consacrer des moyens conséquents aux économies d’énergie et aux sources d’énergie renouvelables est un investissement très rentable, surtout lorsque les prix du pétrole auront pris l’ascenseur.

Réponse du Conseil d'Etat concernant le Postulat sur la déplétion du pétrol Page_white_acrobat

Arrow_left page précédente
Visiter la page facebook des verts
Flux RSS des nouvelles  Feed-icon-28x28

En images

Au-delà de la caricature, qui comporte toujours une part de vérité, il faut dire OUI à l'initiative limitant le nombre de résidences secondaires.

Toutes les vidéos

Interventions

L'astuce verte

La bonne utilisation des impressions est un des points clés d’une démarche environnementale en entreprise. Encore trop de salariés sont atteints du syndrome de l’« impression systématique » et les conséquences sont lourdes : déforestation, usage de produits nocifs ou surproduction de déchets…Alors que le papier représente 80% des déchets d’une administration, une étude Lexmark/Ipsos indique que les entreprises françaises dépenseraient plus de 400 millions d'euros par an en impressions inutiles, soit 1,2 million d'arbres abattus.

Prochaines dates

» Tout l'agenda