Garanties environnementales et sociales demandées par les Verts

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Au mois de janvier 2015, la raffinerie Tamoil à Collombey annonçait l'arrêt du raffinage et le licenciement de la grande majorité de ses collaborateurs.

L'annonce subite en a surpris plus d'un dans le Chablais. Tamoil a fait l'objet de nombreuses critiques en particulier pour ses résistances à respecter les normes environnementales et ses retards dans les assainissements; néanmoins la fermeture de la raffinerie n'a à aucun moment été revendiquée, la responsabilité de la fermeture incombe entièrement à Tamoil.

Des conséquences pour l'emploi dans le Chablais sont à déplorer. Il est indispensable que les employés licenciés trouvent une solution acceptable avec la société et puissent envisager leur avenir professionnel avec une certaine sérénité.


La situation du marché du pétrole a fortement changé, preuve en est la fermeture de 25% des raffineries de France ces dernières années et de nombreuses autres sont programmées.

Actuellement l'avenir du site industriel pétrolier à Collombey est incertain, deux hypothèses sont évoquées :

  • première hypothèse: la raffinerie est reprise, suspend ses activités tant que la conjoncture n'est pas meilleure et dans ce cas le repreneur doit s'engager à respecter le calendrier des assainissements.
  • deuxième hypothèse: la raffinerie cesse progressivement ses activités jusqu'à la fermeture complète. En cas de fermeture définitive, un démantèlement effectué dans les règles de l'art contribuerait à revaloriser ce site en augmentant son attractivité, de même que celle de "Chablais agglo" et pourrait générer de nombreux nouveaux emplois.

En outre, un article du journal Le Temps du 6 mars 2015 nous apprend que, contrairement aux analyses faites entre 2008 et 2012 par Tamoil, le site est pollué aux hydrocarbures.

Conclusion / Schlussfolgerung

La perspective d'une fermeture de même que la durée indéterminée de la période de "mise en veille" des installations soulevant de nombreuses interrogations, nous remercions d'avance le Conseil d'Etat pour ses réponses aux questions suivantes :

  1. Quelles sont les démarches actuellement entreprises par le Canton du Valais suite à l'annonce de cessation d'activité de la raffinerie Tamoil ?
  2. Le Canton peut-il encore garantir que la sécurité des travailleurs et de l'environnement sur le site de l'usine soit assurée alors que le nombre de collaborateurs va diminuer drastiquement dans les semaines et les mois à venir?
  3. Cas échéant le Conseil d'Etat peut-il nous assurer qu'il n'y aura aucune close en faveur du repreneur qui péjorerait l'environnement et donc la santé des habitants du Chablais en cas de poursuite de l'exploitation du site. Saura-t-il être intransigeant sur le maintien des délais fixés dans les plans d'assainissements (air et eau)?
  4. Comment le Conseil d'Etat peut-t-il assurer à long terme la qualité de l'eau dans la plaine du Rhône en cas d'arrêt ou de mise en veille temporaire de l'exploitation ?
  5. Le risque que le site ne devienne une friche industrielle « en perdition » est non négligeable (voir ce qui se passe à Cremone en Italie, ancienne raffinerie Tamoil). Quelles sont les mesures exigées de Tamoil en matière de maintenance et de poursuite des assainissements en cas d'arrêt définitif de l'exploitation?
  6. Le Canton peut-il à ce stade obtenir des garanties financières pour anticiper un assainissement et un démantèlement du site en cas d'arrêt définitif ?
  7. Quelles sont les voies légales pour contraindre la société Tamoil de vendre le site à un éventuel repreneur ou pour financer un assainissement et démantèlement permettant une mise en valeur du potentiel industriel de ce site pour des emplois de qualité et à plus forte valeur ajoutée ?
  8. Pourquoi le Service de protection de l'environnement a-t-il attendu jusqu'en octobre 2014 pour demander des analyses neutres concernant la pollution des eaux souterraines liée à l'activité industrielle de l'entreprise Tamoil alors que les résultats des analyses commanditées par cette dernière ne paraissaient pas crédibles?
  9. Sur la base de quelles considérations le Service de protection de l'environnement a-t-il refusé en 2012 de livrer les analyses à sa disposition au journal Le Temps? 
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Kevin Morisod, 23 ans, membre du comité des Jeunes Verts valaisans, vient d’être élu co-président des Jeunes Verts suisses. Etudiant en médecine proche du diplôme, il tient tout particulièrement à la solidarité internationale : il a ainsi présidé une association engagée en Suisse et dans des pays en voie d'industrialisation en faveur d'un meilleur accès à la médecine des populations vulnérables.


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